Parce qu’une école montréalaise spécialisée pour enfants sourds n’offre pas de service de garde, une association de parents et de professionnels de la santé a dû se débrouiller pour dépanner les parents lors des journées pédagogiques.

Après-demain, une douzaine d’enfants sourds visiteront le musée Grévin à Montréal. L’Association du Québec pour enfants avec problèmes auditifs (AQEPA) a mis organisé depuis septembre six sorties éducatives, lors desquelles les enfants sont encadrés par des animateurs qui connaissent la langue des signes. Cette initiative est financée par un don de 8000$ de la Fondation des sourds du Québec.

«Notre projet est né du fait que leur école spécialisée, l’école Gadbois, n’offre pas de service de garde, ni après les cours, ni lors des journées pédagogiques, contrairement aux autres écoles de la Commission scolaire de Montréal (CSDM)», a rapporté Jason Giguère, directeur général de l’AQEPA.

«Les moniteurs sont conscients des besoins de l’enfant et cela allège le fardeau des parents, qui doivent s’organiser pour les 20 journées pédagogiques de l’année, par exemple en s’absentant du travail», a souligné Annik Boissonneault, mère d’une jeune fille sourde fréquentant l’école Gadbois.

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Si elle salue cette initiative, Mme Boissonneault considère toutefois que ce service devrait être offert à l’école de sa fille. «La demande pour un service pédagogique a déjà été faite trois fois par des parents depuis des années. Cela nous a toujours été refusé», a-t-elle déploré.

«Ce service devrait être assumé par la commission scolaire.» – Jason Giguère, directeur général de l’AQEPA

Alain Perron, porte-parole de la CSDM, affirme de son côté qu’une telle demande n’a jamais été faite. «Avant d’accorder du financement pour un service de garde, le ministère doit analyser sa rentabilité», a-t-il expliqué.

Selon M. Perron, la majorité des parents n’utiliseraient pas ce service puisque les deux tiers des 58 élèves habitent à l’extérieur du territoire de la CSDM. Il souligne que les parents peuvent envoyer leurs enfants aux services de garde des autres écoles de leurs quartiers.

«Souvent, l’école de leur quartier est moins sensibilisé à la surdité, ce qui entraîne la solitude de l’enfant au service de garde», a toutefois émis Mme Boissonneault. Par ailleurs, cette option n’est pas toujours disponible puisque les journées pédagogiques n’ont pas lieu aux mêmes dates dans toutes les écoles.

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