Yannick Pinel/Métro La conseillère du district Sainte-Marie, Valérie Plante, a déploré les airs de «champ de bataille» de la rue Saint-Paul.

Si les chantiers de construction du Vieux-Montréal sont «un mal nécessaire», ils seraient toutefois bien moins repoussants s’ils étaient entourés de peintures, de bancs et de pots à fleurs, estime Projet Montréal.

Alors que la place Vauquelin et la rue Saint-Paul sont en plein réaménagement en vue du 375e anniversaire de la métropole, les élus Luc Ferrandez et Valérie Plante ont réclamé jeudi une meilleure signalisation à l’entrée des chantiers de construction et un embellissement des lieux.

«Ici, on est au cœur du Vieux-Montréal. Lorsqu’on arrive à la place Vauquelin, ça devrait être un lieu de prestige et là, il y a des clôtures. Ça a l’air d’un lieu abandonné», a dénoncé en point de presse le chef de Projet Montréal, Luc Ferrandez.

Offrant une visite guidée de la bruyante rue Saint-Paul, le politicien a pointé en direction des travaux, bien visibles derrière les clôtures. «On doit cesser de donner l’impression aux touristes que ce sont des champs de bataille», a quant à elle soutenu la conseillère du district Sainte-Marie, Valérie Plante.

Projet Montréal réclame donc qu’on camoufle les chantiers de construction derrière des peintures, des pots à fleurs et du «mobilier urbain», une situation qui prévaut déjà dans plusieurs grands centres urbains à travers le monde. «On pourrait éclairer ces endroits, les illuminer», a illustré M. Ferrandez.

De plus, le chef de l’opposition à l’hôtel de ville réclame une meilleure «signalisation» afin d’indiquer clairement aux passants comment accéder aux commerces situés à proximité des chantiers. «On est déjà en train de rater l’habillage des chantiers», a déploré Mme Plante au sujet des banderoles descriptives accrochées aux barrières des chantiers.

En guise de réplique, la Ville de Montréal a indiqué qu’«un parcours narratif de la rue Saint-Paul, d’hier à aujourd’hui, sera installé prochainement aux abords du chantier». «Un habillage» servira également à camoufler le chantier de la place Vauquelin, a précisé Andrée-Anne Toussaint, attachée de presse au cabinet du maire Denis Coderre.

Mesures insuffisantes

Michel Hamod, qui gère depuis 20 ans un commerce de souvenirs sur la rue Saint-Amable, pourrait devoir fermer boutique si les travaux perdurent au-delà du mois de mai, date prévue de la fin des travaux.

«Tous les commerces ici, c’est mort», a déploré le commerçant Michel Hamod.

Alors que ses ventes annuelles totalisent généralement 175 000$, le commerçant a indiqué à Métro avoir vendu pour moins de 52 000$ de biens l’an dernier. M. Hamod craint ainsi la disparition des petits magasins au profit de quelques grands restaurants. «C’est comme les requins, les grands mangent les petits», a-t-il soupiré.

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