Josie Desmarais / Métro Chantal Racette

Un jugement a confirmé la somme de 2M$ imposée aux cols bleus de Montréal pour avoir négligé délibérément de s’occuper des trottoirs glacés en 2004.

La Cour d’appel du Québec a rejeté lundi la demande des cols bleus de faire appel de la décision rendu au début de l’année devant la Cour suprême.

La Cour supérieure avait condamné le 15 janvier dernier le syndicat des cols bleus regroupés de Montréal à payer 2M$ en dommages punitifs à des personnes qui se sont blessées sur des trottoirs glacés en décembre 2004.

À cette époque, les cols bleus exerçaient des moyens de pression et avaient délibérément laissé traîner des opérations d’épandage d’abrasifs et de déglaçage. La Montréalaise Grace Biondi qui s’est blessée devant l’hôpital Royal-Victoria avait alors intenté un recours collectif contre le syndicat et la Ville.

C’est la juge Danielle Grenier de la Cour supérieure qui avait rendu sa décision en janvier fustigeant alors l’attitude du syndicat. «Aucune excuse n’a été formulée, aucun regret n’a été montré à l’égard d’une conduite qui transgresse les règles élémentaires de la vie en société. Cette insouciance est regrettable et ne présage rien de bon», peut-on lire dans son jugement. Un mois auparavant, le 8 décembre, les cols bleus avaient tenu une grève illégale d’un avant-midi qui avait attiré la colère du maire. La juge Grenier soutenait alors que le syndicat n’avait pas appris de ses leçons.

Au cours d’une assemblée syndicale des cols bleus quelques semaines plus tard, la présidente Chantal Racette avait traité de «crisse de folle» la juge Grenier en parlant du jugement, rapportait le Journal de Montréal.

Mais la Cour d’appel a confirmé lundi le jugement de première instance, imposant ainsi aux cols bleus de payer l’amende salée de 2M$. La juge Marie-France Bich a rappelé elle aussi l’attitude déplorable du syndicat et confirme que le montant imposé par le jugement de première instance est adéquat. «[Le] jugement de première instance signale qu’«une somme de 3 343 000$ a été provisionnée [par le syndicat] pour faire face à une condamnation éventuelle». [S]a prévoyance fait en sorte que le paiement de la condamnation n’obérera pas ses finances.»

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