Archives | Ryan Remiorz/La Presse Canadienne Michael Applebaum et son avocat Pierre Teasdale.

MONTRÉAL – La requête en arrêt des procédures logée par l’ancien maire de Montréal Michael Applebaum a été rejetée, mardi, au palais de justice de Montréal.

L’ex-maire par intérim estimait que les délais avant son procès pour fraude, abus de confiance et corruption étaient déraisonnables puisque les procédures ne devaient débuter qu’en septembre 2017.

Or, en rejetant la demande, le juge Robert Marchi a annoncé que l’ouverture du procès était devancée à novembre 2016, donnant ainsi partiellement raison à Michael Applebaum, qui s’était surtout plaint des délais à venir.

«La société a tout autant intérêt à ce que cette affaire, qui comporte des crimes graves, soit réglée rapidement», a indiqué le juge Marchi en rendant sa décision.

Le juge a ainsi pu profiter d’une conjoncture favorable, selon la procureure de la Couronne, Nathalie Kleber.

«Le procès a pu être devancé à cet automne, grâce à l’ajout de ressources supplémentaires au niveau de la chambre criminelle de la Cour du Québec», a-t-elle expliqué.

Le délai total entre l’arrestation de l’ex-maire et son procès a donc été réduit de 51 à 41 mois «et, par conséquent, le juge a décidé que ce délai était raisonnable et a rejeté la requête en arrêt des procédures présentée par Michael Applebaum», a précisé Me Kleber, pour qui ce devancement ne pose aucun problème.

«Les parties ont annoncé qu’elles seraient prêtes de toute façon, donc on sera prêts de toute façon pour cet automne», a-t-elle ajouté.

Michael Applebaum a été arrêté en juin 2013. Pour justifier sa demande en arrêt des procédures, il avait notamment raconté avoir de la difficulté à vivre de son travail d’agent immobilier indépendant et à obtenir la confiance de clients potentiels en raison des accusations qui pèsent contre lui.

Maire de Montréal de novembre 2012 à juin 2013, Michael Applebaum, qui clame son innocence, fait face à 14 accusations de fraude envers le gouvernement, complot, abus de confiance et actes de corruption dans les affaires municipales. Les gestes qu’on lui reproche concernent des projets immobiliers et seraient survenus de 2000 à 2012, alors qu’il était maire de l’arrondissement Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce.

La Couronne s’était opposée à l’arrêt des procédures, affirmant notamment que les doléances de Michael Applebaum étaient attribuables aux accusations qui pèsent sur lui et non aux délais avant le début de son procès.

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