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En trois semaines d’activité, le service d’aide au relogement de l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) a reçu 47 appels.

Jusqu’ici, 17 ménages ont  reçu des services d’aide et neuf d’entre eux n’avaient toujours pas trouvé de logement en date de lundi soir, indique Patricia Bouchard, directrice du Service de référence à l’OMHM. Elle souligne que les données sont assez similaires à celle de l’an dernier.

En 2015, son service avait aidé 19 ménages et au 1er juillet, trois d’entre-eux avaient dû être logés temporairement à l’hôtel faute de solution. C’est 70 fois moins que durant l’été 2000, où 200 ménages avaient demandé de l’aide, en plein contexte de crise du logement. Des dortoirs avaient alors dû être aménagés dans des classes d’école.

«On remarque une baisse constante du nombre de ménages ayant bénéficié du service au cours des dernières années», confirme Mathieu Vachon, porte-parole de l’OMHM. Le taux d’inoccupation des logements joue un rôle important en ce sens. S’il avoisine les 3%, la demande est plus faible. En octobre 2015, il était de 4,1% dans la métropole, alors qu’à l’été 2000, il était de 0,6%.

Même du côté des logements de trois chambres et plus, secteur traditionnellement problématique, la situation s’est améliorée puisque le taux d’inoccupation est passé de 2,5% à 3% entre 2014 et 2015. Le loyer moyen d’un logement de trois chambres était de 952$ dans la grande région de Montréal l’automne dernier.

«Malgré tout, trouver des grands logements reste difficile, car parfois, lorsque c’est abordable, il arrive que le logement soit en mauvaise condition», souligne Mme Bouchard

Selon les calculs du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), 102 500 ménages montréalais paient plus de 50% de leurs revenus pour se loger (loyer, chauffage, éclairage). Les membres du FRAPRU se réuniront mercredi sur la pelouse derrière l’Hôtel de ville pour demander à l’administration Coderre de mettre en réserve plus de terrains et de bâtiment vacants pour y construire des logements sociaux.

Le FRAPRU déplore que les budgets accordés au programme Accès Logis aient été amputés de moitié et que les sommes perdues aient été en partie recentrées vers un programme d’aide au loyer permettant la location de logements privés mais qui n’offre aucune certitude de durabilité après les 5 ans de financement déjà annoncés par le gouvernement.

 

 

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