Darryl Dyck/THE CANADIAN PRESS Hunter Tootoo

OTTAWA — Le député fédéral du Nunavut Hunter Tootoo, qui avait évoqué un problème de dépendance à l’alcool pour son retrait du caucus libéral plus tôt cette année, a reconnu, mercredi, une relation «consensuelle mais inappropriée» avec une personne non identifiée.

M. Tootoo, qui avait annoncé son retour en politique à la fin du mois dernier après une pause de deux mois pour suivre un traitement contre une dépendance, faisait l’objet de rumeurs persistantes sur une relation avec un membre de son personnel.

Dans une déclaration enregistrée sur vidéo, M. Tootoo a dit avoir informé le premier ministre Justin Trudeau de cette relation le 31 mai, s’être retiré du parti et être entré en traitement.

«Mon jugement a été obscurci. J’ai laissé l’alcool prendre une emprise sur ma vie, a-t-il reconnu. J’ai honte et je présente mes excuses à tous les gens concernés, particulièrement la population du Nunavut. Je suis vraiment désolé.»

Un communiqué du bureau du premier ministre a corroboré les propos de M. Tootoo, soulignant que le député admettait sa responsabilité seule et entière «pour sa conduite inappropriée en milieu du travail».

Le congé de maladie de M. Tootoo a pris fin le 27 juillet. Au cours d’une conférence de presse qui s’est déroulée cette journée-là, il avait rappelé que l’alcool est souvent un mécanisme de défense contre des traumatismes passés enfouis au fond de soi — phénomène, a-t-il souligné, bien connu dans les communautés autochtones.

M. Tootoo avait aussi remercié ses concitoyens pour leur patience et leur soutien pendant sa thérapie. «Vous avez cru en moi alors que moi, je n’y croyais plus. Vos mots d’encouragement ont fait toute la différence (dans le processus de) guérison», avait-il dit.

Mais le lendemain, le Globe and Mail a publié un article citant des sources bien informées affirmant que le député avait été impliqué dans une relation inappropriée avec un membre de son personnel.

Le cabinet du premier ministre et Hunter Tootoo s’étaient jusqu’ici abstenus de commenter les allégations.

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