Emrah Gurel Emrah Gurel / The Associated Press

OTTAWA — Le dirigeant d’une délégation turque a assuré à Ottawa qu’un éventuel rétablissement de la peine de mort ne serait pas rétroactif, épargnant les présumés conspirateurs derrière le coup d’État avorté du 15 juillet.

De passage au pays, le Dr Kani Torum a fait part de la déception de la Turquie à l’égard de ses alliés occidentaux, dont le Canada, qui ont critiqué la réaction de son gouvernement dans la foulée de la tentative de coup d’État.

Près de 18 000 Turcs, la plupart issus de l’armée, ont été arrêtés ou emprisonnés, tandis que des dizaines de milliers d’autres ont été suspendus de divers ministères, médias et milieux universitaires.

Le président Recep Tayyip Erdogan s’est souvent montré favorable à un rétablissement de la peine de mort — ce que plusieurs pays européens se sont empressés de condamner, joints par le ministre des Affaires étrangères canadien, Stéphane Dion.

M. Torum, vice-président du comité des relations étrangères du Parlement turc, avance que si sa réintroduction avait bel et bien lieu, la peine de mort ne s’appliquerait pas aux accusés reliés au putsch manqué.

Bien que le rétablissement de la peine capitale profite de l’appui populaire, le Dr Torum soutient que cet enthousiasme pourrait se dissiper d’ici l’automne, lorsque les élus turcs auront l’occasion de se pencher sur la question.

La Turquie avait aboli la peine de mort en 2004.

Note aux lecteurs: Ceci est une version corrigée. Le texte précédent, envoyé lundi le 8 août, indiquait que la Turquie fait partie de l’Union européenne

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