OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau se rendra en Chine pour une visite officielle à la fin du mois d’août, lors de laquelle il est attendu qu’il pose les jalons de son approche envers la relation parfois cahoteuse qu’a le Canada avec la deuxième plus grande économie mondiale.

Lors de son voyage du 30 août au 6 septembre prochain, il participera également au sommet des dirigeants du G20, à Hangzhou, les 4 et 5 septembre.

M. Trudeau a précisé qu’il répondait ainsi à l’invitation du premier ministre chinois, Li Keqiang.

Le premier ministre canadien fera des escales à Pékin, Shanghaï, Hangzhou et Hong Kong.

Le Bureau du premier ministre a indiqué que ce voyage permettra à M. Trudeau de tisser des liens avec les «dirigeants du gouvernement chinois, le milieu des affaires et le grand public chinois».

M. Trudeau avait déjà signalé son intention d’approfondir les liens commerciaux avec la Chine, alors que le Canada tente de faire des percées dans les marchés asiatiques en pleine croissance. L’effort pourrait un jour mener à un accord de libre-échange, un objectif que la Chine a déjà indiqué vouloir poursuivre.

Mais le premier ministre canadien devra aussi équilibrer ses ambitions économiques en Chine avec les préoccupations pour le respect des droits de la personne dans ce pays.

En juin, il avait exprimé son «insatisfaction» envers la Chine après que son ministre des Affaires étrangères eut sermonné publiquement un journaliste canadien qui avait posé une question sur le bilan chinois en matière de droits de la personne. Le ministre avait affirmé que la question faisait preuve d’«arrogance», était «remplie de préjugés» et «irresponsable».

En réponse à cela, M. Trudeau avait dit qu’il allait continuer à soulever des préoccupations en lien avec les droits de la personne «à chaque occasion qu’il aurait», même alors que son gouvernement libéral tente de développer ses relations commerciales avec la Chine.

Plus récemment, le Canada s’est mêlé le mois dernier de la dispute de la mer de Chine méridionale, avec un appel à peine voilé à la Chine de se soumettre à une décision d’une instance internationale, ce qui avait fâché Pékin.

Au sommet d’Hangzhou, les chefs du G20 se questionneront sur les mesures à adopter pour stimuler la croissance économique et les investissements, créer des emplois et renforcer la classe moyenne, entre autres.

Dans un communiqué, M. Trudeau a déclaré qu’un approfondissement de la relation entre le Canada à la Chine créera de nouveaux débouchés pour les entreprises canadiennes.

«Au cours de ce voyage, je chercherai à resserrer et à équilibrer davantage la relation entre le Canada et la Chine, de manière à réaliser le potentiel inexploité des liens commerciaux de nos deux pays et à faire avancer d’importants dossiers, tels que la bonne gouvernance, la règle de droit et l’environnement», a précisé le premier ministre.

Il ajoute que le Canada estime que le travail effectué par le G20 est essentiel pour assurer la croissance et la prospérité mondiales.

«Nous accordons une grande importance au travail que nous faisons avec nos partenaires du G20 en lien avec des défis mondiaux particulièrement pressants, comme les changements climatiques, la migration et le développement durable.»

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!