OTTAWA — Les dépenses encourues par le gouvernement fédéral en raison des ratés du nouveau système de paie Phénix continuent de grimper.

Les mesures adoptées pour remédier au versement inadéquat des salaires ont coûté 25 millions $ jusqu’à présent, a indiqué mercredi la sous-ministre des Services publics et de l’Approvisionnement.

Marie Lemay soutient que ce montant continuera assurément de grimper, mais que le ministère ne sera pas en mesure de déterminer jusqu’à quel point d’ici plusieurs semaines.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper prévoyait que le nouveau système de paie automatisé permettrait à Ottawa d’épargner 70 millions $ annuellement.

La sous-ministre Lemay refuse de se prononcer sur la possibilité que certaines économies soient toujours réalisées, en dépit des problèmes suscités par Phénix.

Le gouvernement a dû embaucher — et dans certains cas, réembaucher — des centaines d’employés du service de paie et du centre d’appel après que 82 000 fonctionnaires eurent rapporté des problèmes avec leur salaire. Des centaines d’entre eux n’avaient touché aucune rémunération et parfois, pendant plusieurs mois.

Ces cas ont été résolus au cours des dernières semaines, mais de nouveaux problèmes ne cessent d’apparaître.

La semaine dernière, 69 autres fonctionnaires ont rapporté ne pas avoir touché leur salaire, a reconnu Mme Lemay.

Près de 1200 employés fédéraux n’ont toujours pas reçu leur dû tandis qu’ils sont en congé parental ou à la retraite. Le gouvernement fédéral assure qu’ils seront payés d’ici six semaines.

Quant aux cas «de priorité 3», ils concernent les failles en matière de rémunération supplémentaire, pour les promotions par exemple.

«En date d’aujourd’hui, nous avons résolu près de 8032 de ces cas; il en reste donc 73 965 à régler», a déclaré la sous-ministre, avant de s’engager à remédier à la situation d’ici la fin octobre.

Ottawa prévoit par ailleurs rembourser ses employés qui ont été contraints de s’endetter pour régler leurs factures, faute de salaire.

Phénix est un logiciel d’IBM basé sur le programme PeopleSoft, qu’utilisent d’importantes entreprises un peu partout au Canada et à travers le monde. Il a cependant été adapté aux besoins de la fonction publique fédérale pour incorporer des dizaines d’échelons salariaux distincts, des contrats négociés ainsi que les préférences de chaque employé, a exposé Mme Lemay.

«Au fond, c’est comme 101 entreprises qui se rassemblent avec 27 conventions collectives, ça donne 80 000 règles différentes», a-t-elle fait valoir.

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