Une femme qui avait perdu son emploi à l’aéroport Pearson de Toronto parce que sa famille aurait entretenu des liens avec le crime organisé a retrouvé son «attestation de sécurité» en Cour fédérale.

Transports Canada avait révoqué l’attestation de sécurité de Florija Imerovik en juillet 2015, ce qui se traduisait dans les faits par la perte de son emploi d’agente de contrôle de la sécurité à l’aéroport international Pearson. Le gouvernement s’était basé sur un rapport d’enquête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui concluait que le mari de Mme Imerovik, son fils et un ancien locataire avaient eu des liens avec des membres d’organisations criminelles albanaises.

Le 18 août, le juge Robert Barnes, de la Cour fédérale, a infirmé la décision de Transports Canada, estimant que les autorités avaient procédé à un «examen sommaire et bâclé» des preuves avancées par la GRC, et que le dossier de Mme Imerovik devrait être réévalué.

En mars 2015, l’Organisme consultatif d’examen d’habilitation de sécurité en matière de transport avait recommandé que l’attestation de sécurité de Mme Imerovik soit révoquée, compte tenu du rapport de la GRC. Quatre mois plus tard, Transports Canada a effectivement retiré cette attestation, estimant que les liens avec des organisations criminelles mettaient en cause «le jugement et la fiabilité» de Mme Imerovik.

Le juge Barnes a cependant estimé que rien dans le rapport de la GRC ne venait appuyer les craintes du gouvernement, et que cette révocation était abusive. Il a suggéré que le dossier de Mme Imerovik soit revu par une autre instance, et il a ordonné que la plaignante reçoive 2250 $ pour ses frais judiciaires.

Mme Imerovik avait obtenu son attestation de sécurité pour une première fois en 2002, et cette procédure avait été renouvelée en 2007 et en 2012.

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