gracieuseté Les distributrices sont bienvenues chez les marchands qui veulent vendre des patates en vrac car elles évitent de lourdes pertes.

Mario Rose, un résident de la grande région de Sherbrooke, est en train d’implanter un réseau de distributrices à pommes de terre dans les marchés d’alimentation de sa région.

Plombier de métier et originaire d’Amos, Mario Rose est aussi un passionné de la terre. La culture des pommes de terre est son dada et ça ne date pas d’hier. Déjà, alors qu’il habitait la région d’Amos, il louait une terre dans la région de La Motte pour la cultiver. Il avait implanté une distributrice à la Coop IGA, entre 2001 et 2008. Un volume de ventes insuffisant avait en partie eu raison du projet.

Désireux de le développer, M. Rose a quitté l’Abitibi-Témiscamingue en 2009 pour aller habiter Sherbrooke. Trois ans après son arrivée, il a fait l’acquisition d’une terre dans le sud de l’Estrie, à Cookshire, où il a entrepris la culture de la pomme de terre à grande échelle pour alimenter ses futures distributrices. Il a installé sa toute première dans un IGA de Sherbrooke il y a environ trois semaines, portant le logo de son entreprise, la Ferme Bella culture.

Pour minimiser les pertes
L’idée est plus que bien accueillie par les marchands pour qui les patates posaient problème. «Le concept de la distributrice vient de Belgique où j’en ai fait l’acquisition (10 000 $ pièce), explique Mario Rose. Je les ai adaptées au Canada. Le problème avec les patates en vrac dans les comptoirs c’est les pertes qui peuvent atteindre 50 % à cause de la lumière et elles nécessitent beaucoup de triage. Avec les distributrices, elles sont à la noirceur et ne verdissent pas. Les pertes sont minimes.»

Deux autres distributrices devraient être installées dans les mois à venir, probablement aussi dans des IGA, avec lesquels le producteur est actuellement en discussion pour une entente exclusive. M. Rose s’est aussi entendu avec l’entreprise belge pour devenir le distributeur exclusif des distributrices au Canada. Il serait, selon lui, actuellement le seul à offrir ce concept en Amérique.

20 distributrices en 5 ans
Mario Rose souhaite faire de son projet une entreprise à grand échelle. «Mon objectif est d’implanter une vingtaine de distributrices au cours des cinq prochaines années dans les IGA de l’Estrie et de la Montérégie. J’adore la culture et la terre et je souhaite en faire un projet à long terme.»

Le producteur investit de 20 à 25 heures par semaine dans son entreprise. En plus du travail de la terre qu’il doit accomplir, il s’occupe de la gestion des distributrices qu’il installe chez les marchands.

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