TORONTO — L’Ontario investit 1,7 million $ dans un programme de formation visant à permettre aux barmans et barmaids, serveurs et autres employés du secteur de l’accueil de détecter les cas de violence et de harcèlement à caractère sexuel entre employés et entre clients et d’intervenir s’il y a lieu.

La ministre ontarienne de la Condition féminine, Tracy MacCharles, a expliqué que la formation serait conçue et fournie par des organisations du secteur de l’accueil et des experts en prévention de la violence.

Les recherches démontrent que les gens ne savent pas tous reconnaître la violence et le harcèlement sexuels, a souligné la ministre, qui espère que la formation permettra aux employés de savoir comment intervenir de façon sûre lorsqu’ils les détecteront.

La majorité des 450 000 serveurs de l’Ontario sont de jeunes femmes, mais Mme MacCharles a précisé que la formation serait également offerte aux propriétaires de restaurants et de bars et aux gérants, notamment.

Des modifications législatives qui entreront en vigueur jeudi exigent des employeurs ontariens qu’ils aient une politique claire indiquant l’identité de la personne chargée d’enquêter lorsqu’un harceleur présumé est un propriétaire ou un superviseur. Ils devront également fournir par écrit les résultats de l’enquête. Ils ont de plus la tâche de réviser annuellement leurs politiques sur le harcèlement sexuel.

Le ministre du Travail, Kevin Flynn, a ajouté que les réponses possibles au harcèlement étaient nombreuses et que le programme de formation permettrait aux gens de savoir comment agir dans chaque situation.

«Peut-être qu’il ne faut que rapporter l’incident à un patron ou un superviseur, a-t-il illustré. Ou peut-être faut-il intervenir. Peut-être faut-il dire quelque chose à un individu de l’autre côté du bar, lui dire: « Écoute, ce que tu fais est déplacé. Tu devrais arrêter. »»

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