TORONTO — Une Américaine souhaite intenter une action collective contre le fabricant canadien d’un vibromasseur qui peut être contrôlé par un téléphone intelligent, parce que l’appareil mobile pourrait récolter et transmettre des informations «hautement sensibles» sur ses utilisateurs.

La dame de Chicago, identifiée simplement dans la requête par «N.P.», souhaite en fait poursuivre la compagnie américaine Standard Innovation (US), qui appartient à l’entreprise canadienne Standard Innovation, d’Ottawa.

Dans sa demande d’instance, la plaignante soutient que pour jouir pleinement du vibromasseur «We-Vibe», les utilisateurs téléchargent une application sur leur téléphone intelligent, afin de régler «à distance» les différentes fonctions de l’appareil.

Or, elle prétend que Standard Innovation a conçu une application qui peut, à l’insu des utilisateurs, recueillir des informations «sensibles et intimes» sur les préférences des clients — comme les dates et les heures d’utilisation, ou les fonctions choisies sur le vibrateur «haut de gamme».

La plaignante prétend aussi que ses données d’utilisation et son adresse courriel personnelle ont été transmises aux serveurs de l’entreprise mère, au Canada.

La demande d’instance conclut que la compagnie a affiché un «mépris total» des droits des consommateurs à leur vie privée, et qu’elle a enfreint plusieurs lois fédérales et d’État.

Standard Innovation n’a pas répondu aux demandes d’entrevue; plus tôt cette semaine, un porte-parole a indiqué au Chicago Tribune que la vie privée des clients et la sécurité des renseignements personnels sont «de la plus haute importance» pour la compagnie.

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