Julie Bernier Jonathan Grignon aime courir pour de bonnes causes (on le voit ci-haut au Défi 117 Iamgold) et il sera servi à souhait le printemps prochain en courant sur la Grande Muraille de Chine.

Jonathan Grignon est prêt à aller loin, à l’autre bout du monde même, pour sensibiliser les gens à la prévention du suicide.

Étudiant en travail social à l’UQAT à Rouyn-Noranda et intervenant en délinquance, l’athlète de Val-d’Or ira courir 60 kilomètres en trois jours sur la Grande Muraille de Chine avec un groupe de personnes d’un peu partout au Québec, le printemps prochain, afin d’amasser des fonds pour la cause.

Dans le cadre de cet événement appelé Défi Muraille de Chine 2017, Jonathan s’affaire à récolter 3000 $ dans le but de les remettre à la Ligne d’intervention téléphonique en prévention du suicide de l’Abitibi-Témiscamingue. «Je m’implique beaucoup dans le sport, la prévention du suicide me tient à cœur et j’aime voyager; ce sera donc une belle occasion d’arrimer mes trois passions, souligne le jeune homme de 23 ans.

«La prévention du suicide est une cause dont on ne parle pas assez, considérant qu’environ 1000 personnes au Québec, dont 40 dans la région, s’enlèvent la vie à chaque année. C’est bouleversant, inquiétant et encore tabou, raconte-t-il. Je ne connais pas personnellement de gens qui sont passés à l’acte. Par contre, j’ai des connaissances qui ont été touchées par le suicide d’un proche. Je veux donc contribuer à ma façon à la prévention du suicide. Et ce qui est cool, c’est que les fonds que je vais amasser iront directement à l’organisme de la région.»

En bonne forme
À sa connaissance, Jonathan Grignon est le seul Abitibien inscrit à cet événement. Coureur de duathlons (course à pied et cyclisme), il se prépare activement en vue du Défi Muraille de Chine 2017, où lui et les autres participants devront courir l’équivalent d’un demi-marathon durant trois journées d’affilée.

«Je suis habitué de faire de la course, je complète le demi-marathon dans les 1h30 environ, mais là-bas, ce sera très différent de ce que je connais, alors qu’on va courir en altitude, dans des ruines et même dans des escaliers, signale-t-il. Il faudra donc être en bonne forme et mon entraînement pour les duathlons devrait m’aider.»

Jonathan se dit motivé au maximum en vue de ce voyage. «Quand j’embarque dans quelque chose, je le fais jusqu’au bout», assure-t-il.

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