BÉCANCOUR, Qc — Les appels à hausser le salaire minimum à 15 $ sont au coeur des discussions au congrès de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui se tient ce week-end à Bécancour.

Le salaire minimum à 15 $, réclamé par plusieurs syndicats et groupes sociaux, représente une source d’inquiétude pour le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, selon Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI.

Selon elle, une augmentation du salaire minimum de 10,75 $ à 15 $ pourrait représenter des coûts faramineux pour la majorité des petites et moyennes entreprises.

En entrevue avec La Presse canadienne, elle a expliqué que les entreprises devront ajuster le salaire de tous leurs employés si une telle mesure est mise en place.

Elle cite en exemple un étudiant qui travaille à temps partiel et qui est sans expérience sur le marché du travail. Celui-ci «verrait son salaire annuel augmenter de 5000 $, (alors) c’est évident que la personne qui a cinq ou dix ans d’expérience et qui gagne 20 $ de l’heure va vouloir une hausse équivalente», a-t-elle affirmé.

Pour soutenir les travailleurs à faible revenu, Martine Hébert suggère d’autres solutions, par exemple l’augmentation des crédits d’impôts à la solidarité ou encore la diminution du taux d’imposition des personnes à faible revenu.

Il y a un mois, en marge du Forum social mondial où la question avait été soulevé, le premier ministre Philippe Couillard n’avait pas fermé la porte au salaire minimum à 15 $. «Je veux que ce soit discuté; je veux qu’on ait un débat là-dessus», avait-il dit.

Le taux d’imposition, la «paperasserie» et les pénuries de main-d’œuvre sont aussi des sujets au programme du congrès de la FCEI.

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