TORONTO — Les négociateurs d’Unifor et de General Motors (GM) sont parvenus à éviter la tenue d’une grève au Canada en concluant une entente de principe in extremis.

Le règlement a été annoncé environ 30 minutes après l’heure prévue du déclenchement du débrayage qui avait été fixée à 23 h 59 lundi soir.

Pourtant, plus tôt durant la journée, rien ne semblait gagné.

Une porte-parole d’Unifor avait alors indiqué qu’un certain nombre de problèmes persistaient dans le cadre des pourparlers avec le constructeur automobile.

Lors d’une conférence de presse, Denise Hammond, avait affirmé que des dossiers importants aux yeux des représentants syndicaux et de leurs membres tardaient à être réglés.

«Nous négocions au sujet de chacune de nos priorités, incluant notre principale priorité — l’obtention d’engagements sur les produits et les investissements», avait-elle mentionné.

La partie syndicale voulait que le constructeur automobile s’avance au sujet de l’avenir de ses quelque 4000 travailleurs de l’Ontario. Elle ne souhaitait pas conclure une entente qui, au-delà d’une hausse de salaire, ne garantirait pas plus de travail pour les employés d’Oshawa et de nouveaux investissements de la part de GM au pays.

Unifor, qui représente environ 23 000 travailleurs de l’auto au Canada, avait choisi General Motors comme «compagnie cible» pour amorcer sa nouvelle ronde de négociations avec les trois grands constructeurs automobiles de Detroit.

Le syndicat espérait que l’entente avec GM pourrait ensuite servir de modèle dans le cadre des pourparlers avec les deux autres constructeurs, Ford et Fiat Chrysler.

À l’ouverture de cette ronde, le président d’Unifor, Jerry Dias, disait être conscient que les négociations avec General Motors seraient ardues — c’était d’ailleurs précisément pour cette raison que le syndicat avait décidé de commencer par cette entreprise.

Dès le départ, Unifor avait pour objectif de préserver davantage d’emplois à l’usine GM d’Oshawa, où travaillent environ 2500 syndiqués.

L’entreprise a déjà indiqué qu’elle ne prendrait aucun engagement sur de futurs investissements au Canada ou sur ce qu’elle entrevoit pour l’usine d’Oshawa, en Ontario, tant que les employés n’auraient pas ratifié l’entente pour le renouvellement de leur convention collective.

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