Michelle Siu Michelle Siu / La Presse Canadienne

TORONTO — Unifor, le syndicat représentant les travailleurs du secteur canadien de l’automobile, a entrepris de difficiles négociations avec General Motors en vue de conclure une nouvelle convention collective. Voici cinq choses à savoir au sujet de ces négociations, à l’approche de l’échéance de 23 h 59, lundi soir, moment auquel les travailleurs pourraient déclencher une grève.

Pourquoi GM? Unifor, qui représente environ 23 000 travailleurs du secteur automobile, a choisi d’entamer des «négociations types» avec GM. Le président d’Unifor, Jerry Dias, a admis être conscient que les négociations avec GM seraient ardues, mais a choisi de prendre le taureau par les cornes. M. Dias a expliqué que toute entente conclue avec GM servirait de modèle dans les négociations avec les deux autres géants automobiles de Detroit — Ford et Fiat Chrysler.

Quels sont les enjeux? L’avenir de l’usine de GM à Oshawa, en Ontario, pourrait se jouer dans les discussions. L’installation compte deux chaînes de montage — une chaîne consolidée qui construit la Chevrolet Equinox et une autre flexible, responsable de la Buick Regal et de la Cadillac XTS. La chaîne consolidée devait originalement mettre fin à ses activités en 2005, mais a obtenu un sursis jusqu’à l’an prochain. Par ailleurs, rien n’est prévu après 2019 pour la chaîne flexible. GM a d’ores et déjà indiqué qu’elle ne prendrait aucun engagement envers ses installations canadiennes, ou sur ce qu’elle entrevoyait pour l’usine d’Oshawa, avant qu’une entente avec le syndicat soit ratifiée.

À quel point l’usine d’Oshawa est-elle importante pour GM? Elle est énorme. Ses racines remontent à plus d’un siècle. On y montait des calèches avant d’y construire des véhicules automobiles. Plus de 4800 employés y travaillent, selon GM. Un peu plus de la moitié d’entre eux sont syndiqués. GM est le plus grand employeur d’Oshawa.

Quels sont les autres champs de bataille du conflit? Le constructeur automobile compte 1400 employés syndiqués à St. Catharines, en Ontario, et 100 autres à Woodstock, aussi en Ontario. GM détient également une autre installation dans la province, à Ingersoll, mais ses travailleurs ne sont pas compris dans cette ronde de négociations.

Qui veut quoi? En plus d’obtenir plus de travail et des investissements dans les activités canadiennes, le syndicat espère pouvoir mettre la main sur des augmentations de salaire et de nouvelles offres de départ à la retraite. GM s’est montrée moins loquace et s’est contentée de dire qu’elle espérait «conclure une nouvelle entente mutuellement bénéfique et concurrentielle».

(Sources: Unifor, General Motors, ville d’Oshawa)

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