OTTAWA — La longue campagne électorale fédérale de l’an dernier — la plus longue de l’histoire moderne — a posé des défis particuliers pour le Directeur général des élections du Canada et causé certains retards dans tout le processus.

Dans son rapport d’évaluation de la 42e élection générale canadienne, le 19 octobre 2015, Marc Mayrand conclut notamment que la tenue d’une élection à date fixe «n’a pas offert toute la prévisibilité attendue», parce que la date du déclenchement proprement dit n’était pas fixée à l’avance.

Le Directeur général des élections (DGE) a dû composer rapidement avec la décision du premier ministre Stephen Harper de déclencher les élections environ un mois plus tôt que prévu, le 2 août, et d’annoncer une campagne plus longue qu’à l’habitude — 78 jours.

M. Mayrand rappelle que plusieurs directeurs de scrutin ont dû renégocier les baux et embaucher des travailleurs électoraux pour une période prolongée — 107 directeurs de scrutin ont même dû trouver un nouveau bureau.

Le rapport du DGE souligne aussi que durant les premiers jours de la campagne, certains électeurs et partis politiques «n’ont pas reçu le niveau de service auquel ils avaient été habitués aux élections précédentes». Par contre, le DGE croit que des services en ligne accrus «ont sans doute réduit l’incidence des retards d’ouverture des bureaux pour les électeurs».

Le DGE présentera prochainement au Parlement un rapport spécifique sur la durée de la période électorale et ses incidences sur le processus.

Aussi dans National :

blog comments powered by Disqus