Facebook Le journaliste du Journal de Montréal, Michaël Nguyen.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a vertement critiqué la perquisition effectuée par la Sûreté du Québec (SQ) mercredi soir dans les locaux du Journal de Montréal.

La SQ a saisi l’ordinateur du journaliste judiciaire du Journal, Michaël Nguyen, en raison d’un article publié en juin qui faisait état d’une plainte déposée contre la juge Suzanne Vadeboncoeur. Celle-ci aurait agi de façon inappropriée avec des constables du Palais de justice. L’article de M. Ngyuen s’appuyait sur une bande vidéo et une copie d’un rapport d’incident.

Or, la SQ juge que M. Nguyen a obtenu les documents de façon illégale. La FPJQ croit plutôt que le corps policier tente de connaitre la ou les sources qui ont fournis les informations au Journal de Montréal.

«Il est inadmissible de perquisitionner des journalistes ou des médias d’information pour tenter de démasquer leurs sources lorsque ce qui a été révélé est d’intérêt public, comme dans le cas présent. Le public a le droit de savoir comment se comportent les représentants de l’État, qui plus est, quand ils sont chargés d’appliquer la loi», a fait savoir par voie de communiqué le président de la FPJQ, Jean-Thomas Léveillé.

L’avocat du quotidien, Me Bernard Pageau, a nié dans les pages du Journal que M. Nguyen ait agi de façon illégale. «Toute perquisition dans un média d’information constitue une entorse à la liberté de presse et à la démocratie. C’est inacceptable», a-t-il indiqué.

Selon le Journal de Montréal, l’ordinateur est toujours sous scellé, le temps que la cour entende une requête pour faire casser le mandat de perquisition.

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