Marie Pier Lécuyer/TC Média

N’eut été des gens qui donnent de leur sang, la petite Leksia, aujourd’hui âgé de quatorze mois, aurait pu connaître un tout autre destin.

À deux mois et demi de vie, la petite Leksia a eu des points qui lui sont apparus sur le corps, en plus de sang dans les selles. Inquiets, les parents de celle-ci, Carl Lacroix-Boutin et Kassandra Michon, se sont précipités à l’urgence.

À ce moment, les médecins réalisent que son taux de plaquettes était très bas. «Ce qui fait en sorte qu’il y avait des risques d’hémorragie spontanée», se rappelle la mère de famille.

Rapidement, on lui fait une transfusion de plaquettes. «Elle a détruit les plaquettes en six heures. C’est vraiment son système immunitaire qui attaquait son propre sang.»

Hospitalisations et transfusions d’immunoglobulines s’en sont suivies. «C’est ce qui a permis qu’on évite le pire», raconte Mme Michon.

Les transfusions lui ont permis de recevoir des congés de l’hôpital, puis de prendre le dessus par la suite. «Ça lui a permis de remonter tranquillement la côte.»

Devant ce constat, la famille a décidé de lancer un message à la population, en les invitant à donner de leur temps et de leur sang, pour donner de l’espoir à ceux qui en ont besoin.

«C’est certain que les transfusions, ça a fait toute la différence dans son cas.»

Depuis mars dernier, les plaquettes de Leksia sont de retour à la normale. Impossible de savoir le diagnostic exact, mais il s’agissait probablement d’une trombocytopénie immunitaire, dont 80% des enfants qui en souffrent s’en remettent dans l’année qui suivent, tandis qu’un autre 20% doit composer avec la maladie à vie.

De leur côté, ils ont aussi réalisé à quels points les produits sanguins étaient utilisés.

«C’est quand tu en as besoin, soit pour toi, soit pour ton enfant, que tu réalises l’importance que le don de sang peut faire en bout de ligne à la personne qui va le recevoir», lance la mère de famille.

Depuis la maladie de Leksia, la famille lance aussi le message à son entourage. Et certains s’y sont d’ailleurs mis depuis. «Ça nous a sensibilisés encore plus», admet-elle.

 

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