Adrian Wyld/La Presse canadienne La ministre fédérale de l'Environnement Catherine McKenna

OTTAWA — Des groupes environnementaux demandent à Ottawa de ne pas utiliser les différends entre provinces au sujet d’un prix sur le carbone comme prétexte pour rester les bras croisés devant les changements climatiques.

L’institut Pembina a divulgué jeudi un rapport qui fait le point sur les politiques environnementales des provinces. Les mauvais élèves sont la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick, alors que l’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique font meilleure figure.

La ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, a assuré mercredi qu’un plan de lutte contre les gaz à effets de serre (GES) serait prêt cet automne. Cette stratégie doit inclure un prix sur le carbone — par le truchement d’une taxe ou d’une bourse du carbone — même si la Saskatchewan est très réticente à une telle idée.

En présentant leur rapport en point de presse à Ottawa, des représentants de groupes écologistes ont insisté sur l’importance pour le gouvernement fédéral de ne pas se cacher derrière une éventuelle absence de consensus. Il est du ressort du fédéral de s’assurer de respecter ses cibles de réduction de GES, ont-ils argué.

En point de presse à Ottawa, Annie Bérubé, d’Équiterre, a signalé que le fédéral pouvait agir sans attendre les provinces en imposant des mesures touchant le charbon, le transport ou le bâtiment, par exemple.

«On veut voir des chiffres, a-t-elle insisté. Nous, on veut juger, suite à la rencontre des premiers ministres, si ce plan de façon quantifiable nous amène sur l’horizon 2030 à la cible à laquelle on s’est engagés. Des ententes, des belles annonces, c’est beau. Mais nous, on veut vraiment voir des chiffres.»

Le Canada vise une réduction des GES de 30 pour cent par rapport à 2005, d’ici 2030. Il s’agit de la cible fixée par les conservateurs de Stephen Harper que les libéraux ont également adoptée.

Une rencontre fédérale-provinciale doit avoir lieu cet automne dans le but de fignoler un plan d’action pour la lutte aux changements climatiques.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!