Chantal Levesque Marche «1000 parapluies» pour lancer la campagne annuelle de Centraide

La campagne annuelle de financement de Centraide, lancée jeudi avec une marche rassemblant plusieurs milliers de personnes au centre-ville de Montréal, cible particulièrement les jeunes donateurs.

L’initiative a pour objectif de recueillir une somme égale ou supérieure à celle de l’an passé, soit 54 M$. Les fonds amassés seront redistribués à plus de 350 organismes dans la région métropolitaine.

Les jeunes sont au coeur de la campagne 2016, eux qui forment une clientèle difficile à rejoindre selon la présidente et directrice générale de Centraide du Grand Montréal, Lili-Anna Pereša.

«Les milléniaux ont des comportements philanthropiques différents. On doit aller les chercher autrement avec les médias sociaux et des porte-paroles qui les rejoignent», a-t-elle plaidé.

Le projet Génération C, inauguré cette année, s’adresse aux jeunes de 18 à 35 ans. En échange d’un don de 2 $ par mois, les membres ont accès à des activités exclusives, tout en ayant l’occasion de découvrir ce que font les organismes sur le terrain.

« C’est une combinaison de fun et de bénévolat, a illustré Mme Pereša. Il est nécessaire de renouveler nos donateurs. Centraide, c’est l’ensemble de la communauté montréalaise qui vient en aide aux plus défavorisés, il n’y pas d’âge pour s’impliquer. Mais les jeunes réagissent différemment que les générations précédentes. C’est à nous de s’adapter pour qu’ils fassent partie de cet effort collectif. »

«Plus on explique ce qu’est Centraide et quelles actions concrètes l’organisme pose dans la communauté, plus on est en mesure d’accrocher les jeunes, a indiqué Isabelle Marcoux, présidente du conseil de Transcontinental et coprésidente de la campagne 2016. En impliquant les jeunes dans la campagne, on crée une tradition qui va se poursuivre dans l’avenir. »

«Sans Centraide, il faudrait consacrer énormément d’effort aux levées de fonds. Centraide a permis au fil des années d’éviter une concurrence entre les organisations, de se concentrer sur le développement social plutôt que sur la philanthropie.» – Benoît Langevin, directeur général d’Action Jeunesse de l’Ouest-de-Île (AJOI)

Un rôle indispensable

Dans un milieu où le financement est souvent incertain d’une année à l’autre, l’apport de Centraide est primordial pour la survie de nombreux organismes communautaires montréalais.

«Centraide est l’un des seuls organismes qui nous financent à la mission, a expliqué Benoît Langevin, directeur général d’Action Jeunesse de l’Ouest-de-Île (AJOI), qui propose des services de travail de rue aux jeunes à risque. On peut ainsi développer une planification stratégique décente et optimiser les investissements pour nos projets. Centraide nous offre un financement de base récurrent qui permet de conserver nos acquis et de faire grandir notre offre de service. »

« On ne pourrait tout simplement pas exister sans eux, a soutenu Catherine Dupuis, directrice générale de l’ATELIER, un centre qui vient en aide aux personnes qui ont des problèmes de santé mentale par le biais des métiers d’art. Centraide fournit environ un cinquième de notre budget, ça nous permet de payer les salaires, les matériaux, les locaux, etc. »

Selon les données de l’organisation, un Montréalais sur sept reçoit l’aide d’un organisme appartenant au réseau de Centraide.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!