Adrian Wyld Ralph Goodale. Adrian Wyld / La Presse Canadienne

OTTAWA — Des députés demandent que soit mis sur pied un centre de recherche dédié à la santé mentale des premiers répondants et autres agents de la sécurité publique qui sont appelés à vivre des situations difficiles au travail.

Dans un rapport publié mardi, un comité de la Chambre des communes souligne les estimations voulant qu’entre 10 et 35 pour cent des premiers répondants — allant des ambulanciers paramédicaux aux agents correctionnels — souffriront d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Le rapport rappelle que «les effets du TSPT sont omniprésents» et «touchent non seulement la personne qui en est atteinte, mais aussi les collègues, la famille et les amis».

Le comité recommande la mise en place d’un institut canadien de recherche sur la santé des agents de la sécurité publique, dont le mandat serait de recueillir des données, d’élaborer une stratégie de recherche et de reconnaître les défis auxquels font face les agents de la sécurité publique dans le cadre de leur travail.

L’institut pourrait s’inspirer de celui consacré à la santé des militaires et des vétérans, tout en fonctionnant séparément.

Le comité croit également que l’institut devrait envisager de revoir en détail l’ensemble de la littérature sur la consommation de marijuana à des fins médicales comme traitement des blessures de stress opérationnel.

Il souhaite aussi que l’institut collabore avec Statistique Canada afin de réaliser une étude nationale sur la prévalence de la maladie mentale, afin d’étudier différents phénomènes, notamment l’exposition à des traumatismes répétés.

De plus, les députés suggèrent de former un groupe d’experts qui élaborerait une stratégie nationale sur les blessures de stress opérationnel incluant des politiques de prévention, de détection, de sensibilisation, d’intervention et de traitement.

Dans sa lettre de mandat, le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale a reçu l’ordre de travailler avec les provinces et territoires, ainsi qu’avec la ministre de la Santé Jane Philpott à un plan d’action nationale coordonné sur le TSPT chez le personnel d’urgence.

Plus de 50 individus ont participé à une table ronde ministérielle à ce sujet à l’Université de Regina, en janvier.

Au cours de sept rencontres, le Comité permanent de la sécurité publique et nationale a entendu les témoignages de premiers répondants, de représentants gouvernementaux, d’experts médicaux et d’organismes sans but lucratif.

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