OTTAWA — Les programmes de revenus minimums garantis, qui visent à aider les gens à éviter une situation de pauvreté, pourraient involontairement avoir l’effet inverse ou nécessiter des hausses d’impôt importantes pour être efficaces, indique un nouveau rapport.

Un revenu minimum garanti a souvent une signification différente d’une personne à l’autre, mais à la base, il peut être décrit comme une prestation sans condition que les gouvernements offrent à leurs citoyens à la place de divers avantages sociaux ciblés.

Mais un tel programme n’est pas la solution magique que certains voudraient y voir pour éliminer la pauvreté, indique l’étude publiée mercredi par le groupe de réflexion de gauche Centre canadien de politiques alternatives.

Utiliser une telle mesure pour éliminer la pauvreté au Canada pourrait coûter entre 49 milliards $ et 177 milliards $ par année en nouvelles dépenses, dépendant des sommes qui pourraient être récupérées, requérant des hausses d’impôt de plus de dix pour cent pour couvrir les frais.

Annuler des programmes existants et réinjecter l’argent dans un programme de revenu minimum garanti seraient source de problèmes sur deux fronts, soutient le rapport: un paiement universel pourrait soustraire de l’argent nécessaire aux Canadiens les plus pauvres et augmenter le taux de pauvreté à travers le pays, tandis que des prestations plus ciblées et fondées sur le revenu pourraient mener à des niveaux plus élevés de pauvreté chez les personnes âgées.

D’une manière ou de l’autre, les gouvernements feraient face à des avenues politiques problématiques, a affirmé David Macdonald, économiste principal pour le groupe de réflexion et auteur de l’étude.

«Si vous voulez commencer à annuler des programmes — des programmes existants — pour payer un revenu minimum garanti, alors vous créez automatiquement des gagnants et des perdants», a soutenu M. Macdonald.

Le document propose plutôt une prestation universelle imposable envoyée à tous les Canadiens en ajout aux 33 programmes fédéral et provinciaux de soutien au revenu, tels que l’Allocation canadienne pour enfants et la prestation de la Sécurité de vieillesse. Une telle prestation sortirait quelque 713 000 Canadiens de la pauvreté à un coût net de 29,2 milliards $, selon l’étude — un calcul qui n’inclut pas les programmes d’aide sociale, comme l’assurance-emploi.

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