MONCTON, N.-B. — L’Église catholique romaine du Nouveau-Brunswick fait l’objet de nouvelles actions en justice soutenant que plusieurs de ses prêtres auraient été impliqués dans des agressions sexuelles contre des mineurs, dont une poursuite alléguant que l’ancien aumônier de l’Université de Moncton a agressé un garçon dans les années 1980.

Des actions ont été déposées devant la Cour du banc de la Reine à Moncton contre le révérend Paul Breau, l’ancien aumônier de l’université, le révérend Yvon Arsenault et le diocèse de Moncton.

Des documents indiquent que les allégations émanent d’une personne qui était un jeune contrevenant contraint à des travaux communautaires sur des terrains appartenant à la paroisse Saint-Joseph à Shédiac, une ville située à 27 kilomètres à l’est de Moncton où MM. Breau et Arsenault travaillaient.

Les deux prêtres avaient la responsabilité de superviser le jeune garçon, et les crimes allégués se seraient produits sur une période de deux ans dans la résidence des prêtres dans les années 1980.

Les documents de cour indiquent que le plaignant, aujourd’hui âgé de 45 ans, a dit avoir peiné par la suite à vivre avec le «fardeau physique, psychologique et émotionnel de ces événements».

Les allégations n’ont pas été prouvées en cour, et aucune déclaration de la défense n’a été déposée.

L’archevêque de Moncton, Valery Vienneau, a dit par communiqué que M. Breau, âgé de 85 ans, avait été relevé de ses fonctions et était attristé par les nouvelles de la poursuite.

M. Vienneau a affirmé que M. Breau comptait un excellent bilan et que la décision de le relever de ses fonctions était justifiée par la politique du diocèse de protection des mineurs et des personnes vulnérables.

Le révérend Yvon Arsenault, qui avait déjà été retiré de son poste au diocèse, fait face à une poursuite d’un autre plaignant, qui allègue qu’il a été agressé à la paroisse de Saint-Joseph à l’âge de 12 ans.

En plus, une poursuite a été déposée contre le révérend Normand Dugas du diocèse de Bathurst et deux autres prêtres qui sont aujourd’hui décédés.

Le plaignant soutient qu’il a été agressé par trois prêtres dans trois périodes distinctes, à partir de l’âge de six ans et jusqu’à l’âge de 14 ans.

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