Asclepias/Wikimedia Commons Une plaque en mémoire d'Anne Hébert fixée sur une de ses demeures, sur l'avenue du Parc à Québec.

MONTRÉAL — L’importance de mieux coordonner les événements commémoratifs est ressortie des trois jours d’états généraux sur la question organisée par le Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ), a souligné la présidente de l’organisation, Martine Desjardins.

«On va solliciter les mêmes partenaires du côté de la philanthropie et des commandites. On pourrait avoir quelque chose de plus concerté, ce qui permettrait d’aller encore plus en profondeur», a-t-elle dit en entrevue à La Presse canadienne, alors que l’événement prenait fin, samedi.

Mme Desjardins a donné en exemple le 100e anniversaire de naissance de l’écrivaine québécoise Anne Hébert, souligné récemment par la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ) et la Cinémathèque québécoise à travers deux démarches différentes.

Une coordination accentuée des efforts permettrait un meilleur accès au financement pour tous et une distribution plus efficace des fonds, ont souligné plusieurs participants au colloque du MNQ comme l’ancien directeur du Musée national des beaux-arts du Québec, John R. Porter, a dit la présidente du MNQ.

L’objectif de ces trois jours de consultations était de réfléchir sur la façon de souligner la mémoire des personnages et des événements historiques, notamment sur le type de commémoration que les Québécois souhaitent célébrer.

La conférence qui a ouvert les états généraux, prononcée par l’ancienne directrice des Archives de France et secrétaire générale des commémorations nationales, Martine de Boisdeffre, a été déterminante pour tout le reste de l’événement, selon Mme Desjardins.

«C’était pour donner le ton (…) et dire qu’on ne peut pas tout célébrer. Il faut faire des choix qui sont parfois éditoriaux, parfois politiques, mais il faut en faire», a résumé la présidente du MNQ.

Des recommandations formelles suivront dans les prochains jours, a-t-elle ajouté. Le ministre de la Culture, Luc Fortin, qui était de passage vendredi soir, s’est d’ailleurs montré «très intéressé par les démarches de politiques de commémorations», se réjouit Martine Desjardins.

«On ne se le cachera pas, il est dans une révision d’une politique culturelle, et donc ça pourrait, peut-être, faire partie d’un des éléments.»

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