MONTRÉAL — L’hypotension orthostatique augmenterait de 15 pour cent le risque à long terme de souffrir de démence, y compris de la maladie d’Alzheimer, selon une nouvelle étude néerlandaise.

L’hypotension orthostatique décrit une chute soudaine de la pression artérielle au moment de se lever. Elle se caractérise notamment par de brefs étourdissements.

Les chercheurs ont identifié 6204 hommes et femmes inscrits à une vaste étude néerlandaise entre 1990 et 1992. L’âge moyen des sujets était de 68,5 ans et ils ont été suivis en moyenne pendant 15 ans.

Au terme de ce suivi, 1176 d’entre eux (soit 19 pour cent) souffraient de différentes formes de démence, y compris de la maladie d’Alzheimer. L’hypotension orthostatique a été détectée chez 18,6 pour cent des participants au début de l’étude et elle a été associée à une augmentation de 15 pour cent du risque de souffrir de démence.

La hausse du risque était encore plus prononcée (soit 39 pour cent) chez les sujets dont le rythme cardiaque n’accélérait pas en réponse à la chute soudaine de la pression. Une variation de la pression systolique au moment de se lever, même sans hypotension orthostatique, augmentait le risque de démence de 8 pour cent.

Les chercheurs préviennent que leur étude ne permet pas de conclure à un lien de causalité direct entre l’hypotension orthostatique et la démence, mais croient que de brefs épisodes d’hypoxie (manque d’oxygène) finissent par endommager le tissu cérébral.

Les conclusions de cette étude sont publiées par PLOS Medicine.

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