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CALGARY — La représentation des énergies renouvelables autres qu’hydroélectrique au sein de la capacité totale du Canada est passée de 2 à 11 pour cent entre les années 2005 et 2015, ce que l’Office national de l’énergie (ONÉ) a attribué vendredi à une vague de construction de tels projets énergétiques.

La capacité de ces sources d’énergie — éolienne, solaire et de la biomasse — a été multipliée par plus de six au cours de cette période, passant de 2360 mégawatts à 15 600 mégawatts, a précisé l’organisation dans un rapport intitulé «Panorama de l’électricité renouvelable au Canada».

L’économiste en chef de l’ONÉ, Shelley Milutinovic, calcule que le Canada est maintenant le quatrième plus important producteur d’énergie à partir de ressources renouvelables au monde.

La capacité d’énergie renouvelable a progressé de 26 pour cent depuis 2005, alors qu’elle était de 75 000 mégawatts, pour atteindre près de 95 000 mégawatts l’an dernier, selon rapport de l’ONÉ.

La capacité hydroélectrique a avancé d’environ neuf pour cent à plus de 79 000 mégawatts pendant cette décennie, indique le rapport.

Pendant cette même période, la capacité de production d’énergie issue de centrales au charbon a diminué de 6230 mégawatts et celle provenant de centrales alimentées au gaz naturel a avancé de 8400 mégawatts.

«Je crois que les gens ne réalisent pas vraiment à quel point le Canada est important à l’échelle mondiale en ce qui a trait aux énergies renouvelables», a affirmé Mme Milutinovic.

«Il est quatrième au monde pour l’énergie renouvelable après la Chine, les États-Unis et le Brésil, et il est deuxième au monde au chapitre de la production hydroélectrique. Seule la Chine est plus importante.»

L’économiste s’attend à ce que l’énergie renouvelable poursuive sa croissance grâce à l’appui des gouvernements et des consommateurs.

«Presque chaque province et territoire a un genre de politique pour encourager les énergies renouvelables, en faire la promotion ou les appuyer», a-t-elle ajouté.

«L’Alberta veut éliminer le charbon d’ici 2030, la Saskatchewan veut une production d’énergie renouvelable à 50 pour cent d’ici 2030; toutes ces choses offrent un solide appui aux énergies renouvelables.»

Dans l’ensemble, la capacité de production d’énergie renouvelable représentait 66 pour cent de la capacité énergétique totale du Canada l’an dernier, comparativement à 62 pour cent en 2005.

Selon le rapport, 11 pour cent des émissions de gaz à effet de serre étaient attribuables à la production d’électricité en 2014, soit la dernière année pour laquelle ces statistiques étaient disponibles. En comparaison, cette proportion était d’environ 16 pour cent en 2005.

De 2000 à 2014, les émissions du secteur de l’électricité ont diminué de 40 pour cent, précise le rapport, essentiellement en raison de l’élimination graduelle des centrales au charbon en Ontario et à certaines initiatives en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

L’Ontario et la Nouvelle-Écosse ont enregistré les gains les plus importants dans la production d’énergie renouvelable entre 2005 et 2015. En Ontario, la production d’énergie renouvelable est passée de 23 pour cent à 34 pour cent au cours de cette décennie, tandis qu’elle a doublé en Nouvelle-Écosse, passant de 12 pour cent à 24 pour cent, indique l’ONÉ.

L’hydroélectricité est la source d’énergie dominante au Canada, avec 55 pour cent de la capacité totale installée. Quatre provinces et un territoire — la Colombie-Britannique, le Manitoba, le Québec, Terre-Neuve-et-Labrador et le Yukon — tirent plus de 85 pour cent de leur énergie de l’hydroélectricité.

Deux provinces et un territoire comptaient essentiellement sur le charbon ou le gaz naturel pour produire de l’électricité en 2015: l’Alberta (90 pour cent), la Saskatchewan (83 pour cent) et le Nunavut (100 pour cent).

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