Capture d'écran du site de l'AFPCde

OTTAWA — Le plus grand syndicat représentant les fonctionnaires canadiens monte le ton dans sa campagne contre le gouvernement libéral en utilisant les mots du premier ministre Justin Trudeau contre lui.

Les affiches publicitaires et les annonces à la radio de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) visent à mettre en lumière la promesse du premier ministre Trudeau pour une meilleure relation avec les travailleurs de l’État afin d’inciter les libéraux à changer de stratégie dans leur négociation. La campagne sera lancée lundi.

Les affiches imprimées s’adressent directement au premier ministre, lui rappelant qu’il «avait dit qu’il serait différent» et l’intimant à «respecter sa promesse».

Les publicités présentent aussi des extraits d’une lettre ouverte rédigée par M.Trudeau aux fonctionnaires, dans laquelle il affirmait souhaiter une relation différente avec eux — meilleure qu’avec le précédent gouvernement conservateur.

La présidente nationale de l’AFPC, Robyn Benson, a reconnu que «le ton a changé», mais elle estime qu’il est maintenant le temps de «passer à l’action» un an après l’élection.

Les négociations entre le gouvernement et l’AFPC traînent depuis plus de deux ans, alors que les négociateurs sont retournés à la table à la fin du mois dernier pour la première fois depuis près de trois mois.

Le Conseil du Trésor du Canada, qui négocie au nom du gouvernement, a signalé au mois de juin qu’il n’était pas prêt à reculer sur les congés de maladie qui touchent quelque 90 000 employés.

Le gouvernement veut offrir à ses travailleurs huit jours de congé de maladie par année, avec une possibilité de déborder sur deux jours à compter de l’année prochaine.

Les fonctionnaires bénéficient actuellement de 15 jours de congé de maladie par année, qu’ils peuvent reporter et accumuler d’année en année.

Mais selon la proposition du Conseil du Trésor, les employés verraient leur banque de congés de maladie — ce qui équivaut à environ 15 millions de jours de congé non utilisés —, abolie.

Le syndicat dit avoir suggéré un libellé au contrat qui permettrait un traitement plus équitable des travailleurs.

Il a aussi réclamé une augmentation de salaire représentant neuf pour cent sur trois ans. Plus tôt cette année, le gouvernement a offert une hausse de 0,5 pour cent des salaires chaque année pendant trois ans — une augmentation qu’il avait déjà promise à la direction.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!