Archives TC Media Poste de police de la MRC de la Vallée-de-l’Or

L’équipe de Radio-Canada n’est pas émue par le cri du cœur des policiers de la Sûreté du Québec, qui dénoncent le traitement qui leur a été réservé dans les médias après la publication d’un reportage de l’émission Enquête sur les abus de policiers envers des femmes autochtones.

«Radio-Canada n’a commis aucune faute en diffusant ce reportage de l’émission Enquête. C’est pourquoi elle rejette complètement les prétentions des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) du poste de Val-d’Or dans la poursuite qu’ils ont signifiée à la Société», a indiqué la société d’État publié mercredi soir.

Plus tôt en journée, les policiers de Val-d’Or avaient indiqué que des agents partout au Québec arboreraient un bracelet rouge identifié au poste 144 de Val-d’Or pour dénoncer le retrait administratif de huit de leurs confrères. «Ces agents étaient sous enquête pour des allégations qui n’avaient rien à voir avec les crimes sexuels rapportés dans l’émission. Pourtant, ils ont été constamment associés à ces crimes sexuels horribles par les médias», avait déploré le corps policier dans un communiqué.

Le radiodiffuseur, de son côté, rappelle que la SQ n’a jamais officiellement nié les allégations et dénonce le recours à un détective privé par les policiers de Val-d’Or et l’Association des policières et policiers du Québec pour questionner des femmes qui avaient témoigné dans le reportage d’Enquête. «Ce dernier, un ancien membre de la Gendarmerie Royale du Canada, a rencontré certaines des femmes vulnérables qui ont témoigné dans le reportage en leur disant qu’il enquêtait «sur Josée Dupuis», pouvant ainsi laisser sous-entendre qu’il menait une enquête policière ou criminelle sur notre journaliste», est-il précisé dans le communiqué de Radio-Canada.

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