The Canadian Press

Excédés par le piétinement des négociations avec leurs employeurs, les syndicats d’ambulanciers de la CSN, notamment celui de Montréal, comptent aller chercher des mandats de grève auprès de leurs membres.

Les syndicats CSN du secteur préhospitalier, qui représentent 3600 membres un peu partout dans la province, se sont réunis mercredi et jeudi à Québec en conseil fédéral. Ils constatent qu’il n’y a pas eu d’offres satisfaisantes par rapport à leurs priorités, notamment le salaire, le régime de retraite, la surcharge de travail et la santé et la sécurité.

En négociations depuis 18 mois, ils ont maintenant décidé d’augmenter la pression. Leur objectif est d’avoir un mandat de grève à partir du 27 novembre, à déclencher au moment qu’ils jugeront opportun. Ils veulent arrêter d’effectuer certaines tâches n’étant pas considérées comme des services essentiels, comme de ramener une infirmière à l’hôpital après le transport d’un patient quelle accompagnait.

Les paramédics de Montréal réclament des changements qui pourraient améliorer le temps de réponse, selon Réjean Leclerc, président du syndicat du préhospitalier FSSS-CSN. «On demande qu’Urgences-Santé fasse le remplacement des absences. Le temps de réponse s’allonge actuellement parce qu’il y a moins de véhicules sur le terrain», a-t-il expliqué.

M. Leclerc évalue la situation à partir des observations des paramédics sur le terrain. Il n’a toutefois pas pu obtenir les chiffres officiels concernant les temps de réponse moyen par priorité et le nombre d’absences comblées, sa demande d’accès à l’information ayant été refusée par Urgences-Santé. Il a prévu contester cette décision dans le prochain mois devant la Commission d’accès à l’information.

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