Une centaine de technologistes médicaux ont réclamé mardi, devant le bureau du ministère de la Santé à Montréal, une rencontre avec le ministre Gaétan Barrette au sujet du projet OPTILAB.

Les technologistes médicaux, membres de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), ont plusieurs inquiétudes reliées au projet de centralisation des laboratoires biomédicaux qui est en cours actuellement. Ils déplorent de ne pas avoir eu jusqu’ici de réponse à leurs demandes pour en faire part au ministre de la Santé, contrairement à la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), dont la présidente devait discuter hier avec lui à ce sujet.

«Depuis plus de trois ans, l’APTS fait des démarches pour que l’expertise des technologistes soit prise en compte. Ce sont ceux qui connaissent le mieux ce qui se passe sur le terrain», a rapporté Nicole Déry, vice-présidente à l’APTS.

Avec cette réorganisation, la majorité des échantillons – notamment de sang – provenant des centres de prélèvement des établissements de santé du Québec seront transportés vers 11 laboratoires serveurs.

À Montréal, ces laboratoires seront situés au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et au Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Selon le ministère de la Santé, ce nouveau réseau serait «optimal en ce qui concerne la qualité et le temps de réponse, la sécurité, la pertinence clinique et l’efficience dans l’usage des ressources humaines, financières, technologiques et informationnelles».

Tout comme la FMSQ, l’APTS craint des délais de transport et des délais de résultats pour les patients. Elle se pose également des questions sur la traçabilité et la sécurité des échantillons.

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