Archives | Jacques Boissinot/La Presse canadienne Les résidences sur le campus de l'Université Laval où se sont déroulés les agressions

QUÉBEC — Un étudiant de l’Université Laval fait l’objet de 12 chefs d’accusation à propos de la vague d’agressions sexuelles alléguées qui se seraient produites dans les résidences du campus, le 15 octobre dernier.

Thierno-Oury Barry était de retour mercredi matin au Palais de justice de Québec.

À ce moment, 11 nouveaux chefs d’accusation se sont ajoutés à celui qui avait déjà été déposé contre lui samedi.

Les 12 accusations se détaillent comme ceci: quatre chefs d’introduction par effraction avec commission d’acte criminel — soit une agression sexuelle—, deux de tentative d’introduction par effraction et six d’introduction par effraction avec intention de commettre un acte criminel.

Puisque la Couronne s’est opposée à sa remise en liberté, le jeune homme âgé de 19 ans demeurera derrière les barreaux au moins jusqu’au 4 novembre. Une enquête devant juge sera tenue à cette date, pour déterminer s’il devra ou non demeurer détenu en attendant son procès.

Le jeune homme s’est aussi vu interdire de communiquer ou de tenter de communiquer avec les plaignantes dans cette affaire.

Avec les chefs déposés, la poursuite peut espérer obtenir une peine plus sévère si l’accusé est condamné.

«Le chef porté d’introduction par effraction avec commission d’un acte criminel, c’est objectivement plus grave. C’est passible d’un emprisonnement à vie tandis que l’agression sexuelle sur une personne adulte est passible d’une peine de 10 ans. C’est donc effectivement, dans des circonstances comme celles-là, plus grave d’un point de vue objectif», a expliqué le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), René Verret.

Thierno-Oury Barry est l’un des deux individus arrêtés samedi dernier. Il est exclu de ses cours pendant la durée des procédures judiciaires.

L’autre suspect a été remis en liberté après avoir été interrogé, sous promesse de comparaître plus tard au tribunal.

Mario Vézina, responsable de l’unité des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), a affirmé que les deux suspects se connaissent.

Note aux lecteurs: Ceci est une version corrigée. La version précédente indiquait qu’il y avait 13 accusations, alors qu’il y a 12 accusations au total.

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