Darren Calabrese Darren Calabrese / La Presse Canadienne

ANTIGONISH, N.-É. — Brian Mulroney estime que le Partenariat transpacifique ne survivra pas à l’hostilité du Congrès américain et à l’impopularité des ententes commerciales en général à l’heure actuelle.

L’ancien premier ministre progressiste-conservateur a fait cette prévision mercredi à son alma mater, l’Université Saint-François-Xavier, à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. Il participait à une cérémonie au cours de laquelle on a annoncé officiellement la création de l’Institut Brian-Mulroney de la gouvernance et la construction du «pavillon Mulroney».

Lorsqu’on lui a demandé de commenter l’opposition de la candidate démocrate Hillary Clinton à l’accord de libre-échange conclu entre 12 pays du pourtour pacifique, M. Mulroney a suggéré que le Partenariat transpacifique ne se rendrait même pas jusqu’à la Maison-Blanche.

L’ex-premier ministre, aujourd’hui âgé de 77 ans, rappelle que l’accord vivote actuellement au Congrès américain et qu’au bout du compte, il sera enterré, surtout à cause de «l’hostilité» des législateurs américains. C’est pourquoi il presse le gouvernement canadien de conclure des ententes bilatérales de libre-échange, notamment avec la Chine et l’Inde — qui ne sont pas signataires du Partenariat transpacifique.

À la fin des années 1980, M. Mulroney avait joué son va-tout politique en concluant un accord de libre-échange avec les États-Unis, qui a intégré plus tard le Mexique pour donner l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

L’ex-premier ministre canadien ne s’est pas privé, mercredi, pour vanter les bienfaits de ces accords, qui ont permis selon lui de relever le niveau de vie au Mexique et d’endiguer l’exode de Mexicains vers les États-Unis.

«Ça a réglé un enjeu majeur dans les relations américano-mexicaines», a estimé M. Mulroney.

Le 18e premier ministre du Canada a offert un million de dollars pour la création d’un institut de la gouvernance et pour la construction d’un nouveau pavillon à Saint-François-Xavier, un projet de 60 millions $ lancé en 2012. Le gouvernement de Nouvelle-Écosse a versé 5 millions $ et M. Mulroney, qui ne voulait pas que l’institut porte son nom, a réussi à récolter le reste, surtout auprès de donateurs privés. Une somme d’environ 10 millions $ a été réservée pour offrir des bourses d’études.

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