AP Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon

OTTAWA — Par ses deux récents votes aux Nations unies, le Canada a appuyé un traité interdisant un ingrédient clé dans la fabrication d’armes nucléaires, tout en s’opposant à une dénucléarisation complète de la face de la terre.

Une coalition canadienne militant en faveur d’un désarmement nucléaire fustige Ottawa pour avoir refusé, jeudi, de soutenir un projet de résolution à cet effet. Un processus de négociations aurait ainsi été enclenché, avec pour objectif la signature d’un traité légalement contraignant sur la dénucléarisation.

«Le vote du Canada contre cette résolution place tout simplement le pays du mauvais côté de l’histoire», soutient Peggy Mason, la présidente de l’Institut Rideau.

«Le Canada était parmi seulement une poignée de pays qui ont voté non», a souligné l’ex-ambassadrice canadienne pour le désarmement auprès de l’ONU.

Le gouvernement estime que le traité sur l’interdiction de la production de matières fissiles (FMCT) représente une approche plus réaliste. Plus de 170 pays appuient la création de ce traité qui prévoit l’interdiction d’un matériel essentiel à fabrication de dispositifs nucléaires explosifs.

Si le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a qualifié le FMCT de «progrès concret en matière de désarmement nucléaire», le Canada demeure membre de l’OTAN, qui emploie les armes nucléaires en guise de force de dissuasion.

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