Jacques Boissinot / La Presse Canadienne Jean-François Lisée

MONTRÉAL — Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, n’a pu s’empêcher de lancer un «bon débarras!», vendredi, lorsqu’il a été appelé à commenter la création du Front national du Québec, un parti d’extrême droite fondé par Daniel Boucher, un ancien péquiste.

Daniel Boucher est celui-là même qui avait rencontré la leader du Front national français, Marine Le Pen, lors de sa visite au Québec en mars dernier, au grand dam des autorités du PQ qui avaient bruyamment désavoué ce rapprochement.

M. Lisée a vertement dénoncé le discours du Front national, qu’il a qualifié de groupuscule et de micro-parti, estimant que sa volonté de détruire les mosquées et d’interdire l’islam était «complètement inacceptable».

Insistant sur le fait que M. Boucher et son groupe «ne représentaient rien au Parti québécois», le chef péquiste a affirmé qu’il n’y a aucune adhésion au Québec pour ce genre de propositions qui vont «même contre la liberté de conscience».

Selon le chef péquiste, il faut s’attendre à ce que le groupe fasse «quelques manifs, quelques réunions, de façon très marginale» et profitent du fait qu’ils jouissent de la liberté d’expression.

Jean-François Lisée voit toutefois dans l’apparition du groupe d’extrême droite sur la scène politique une raison pressante de faire avancer la notion de laïcité dans l’espace public.

Il a dit vouloir «convaincre le Parti libéral du Québec, dans sa loi 62, de poser des gestes raisonnables comme l’interdiction des signes religieux pour les juges, les gardiens de prison, les policiers, ce qui est un consensus très général», selon lui.

Selon M. Lisée, le fait d’avancer «de façon raisonnable sur le chemin de la laïcité enlève énormément d’arguments à des extrémistes comme ceux qui se sont constitués en micro-parti».

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