Ryan Remiorz Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — L’ancien premier ministre fédéral Paul Martin se réjouit de la signature de l’entente commerciale entre le Canada et l’Union européenne.

Selon lui, il faut y voir une preuve du fait que l’Europe a choisi de ne pas fermer ses frontières malgré la sortie tumultueuse du Royaume-Uni qui a causé tout un émoi en Europe et des répercussions dans les marchés.

«Pour le Canada, c’est très important. Et d’ailleurs pour l’Europe aussi. C’est un symbole que l’Europe ne ferme pas ses portes après le Brexit (le retrait du Royaume-Uni à l’issue d’un vote en ce sens). C’est un symbole que face à la capacité pour un pays de vendre à d’autres pays et d’acheter à d’autres pays, on ne ferme pas les portes», a commenté M. Martin.

L’ancien premier ministre libéral estime que si les Européens avaient agi autrement qu’ils l’ont fait, malgré les réticences wallonnes, et qu’ils n’avaient pas signé l’accord, le message qu’ils auraient transmis à la communauté internationale aurait été fort négatif.

«Ç’aurait été, au niveau du signal à l’économie mondiale, très néfaste, si les Européens n’avaient pas agi de la façon dont ils l’ont fait», a opiné M. Martin.

Il a souligné que bien que l’entente ait été signée dimanche par les parties canadienne et européenne, elle doit maintenant être ratifiée par tous les Parlements membres, ce qui pourra prendre un certain temps.

Quant aux revendications des producteurs agricoles d’ici qui veulent être indemnisés, M. Martin a jugé cela tout à fait normal.

«Il y a toujours des conséquences de ces accords et le gouvernement va agir» pour les compenser, croit-il.

L’ancien premier ministre canadien a commenté la signature de l’Accord économique commercial global au cours d’un point de presse, lundi, alors qu’il participait au congrès de l’Association pétrolière et gazière du Québec, à Montréal.

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