WINNIPEG — Des professeurs de l’Université du Manitoba ont délaissé leurs salles de classe pour former des piquets de grève, mardi matin, laissant les 29 000 étudiants de la plus grande université de la province dans l’incertitude.

La grève des 1200 membres de l’association facultaire de l’Université du Manitoba (UMFA) survient un jour après qu’elle eut rejeté une proposition de l’administration universitaire. Les pourparlers de conciliation doivent quant à eux commencer mercredi.

L’association facultaire sera présente à la table de négociations, a assuré son président, Mark Hudson, ajoutant qu’il espérait que des progrès surviendraient. Il a toutefois prévenu que les enseignants maintiendraient leur ligne de piquetage tout au long du processus de conciliation.

La dernière convention collective des membres de l’association facultaire est venue à échéance en mars dernier.

Le processus de médiation a achoppé la semaine dernière, alors que plusieurs désaccords demeurent autour des salaires, de la charge de travail et des évaluations de performance.

L’université espère elle aussi que la conciliation permettra d’en arriver à une entente. Des compromis ont toutefois déjà été mis de l’avant, a fait valoir le vice-président des relations externes de l’établissement, John Kearson.

«Nous voulons retourner à la table et comprendre plus en détail ce que (les membres de l’association) attendent de nous, puisque je ne suis pas certain que tout est clair à ce stade-ci», a-t-il dit.

Des centaines de cours avaient lieu malgré la grève, mardi. La plupart d’entre eux étaient donnés par des chargés de cours, qui ne sont pas représentés au sein du syndicat facultaire.

Quelques professeurs syndiqués continuaient autrement d’enseigner pour au moins une journée supplémentaire, ont indiqué l’une et l’autre des parties impliquées dans le conflit de travail.

L’université a proposé aux enseignants en grève une hausse salariale de sept pour cent sur quatre ans. Ceux-ci réclament de leur côté une augmentation de 6,9 pour cent sur un an seulement.

Le gouvernement du Manitoba a toutefois dit aux administrateurs de l’université, le mois passé, qu’il préférerait qu’aucune hausse ne soit faite dans l’année à venir pour contribuer à réduire le déficit de la province. Le premier ministre Brian Pallister n’a toutefois pas réclamé un gel salarial similaire pour les autres professionnels du secteur public.

Aussi dans National :

blog comments powered by Disqus