OTTAWA — Voici quelques faits saillants de la mise à jour économique présentée mardi à la Chambre des communes par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau:

– Le déficit pour l’exercice 2016-2017 devrait s’élever à 25,1 milliards $, mais cela n’inclut aucun «coussin de sécurité». Dans le budget du printemps dernier, le gouvernement avait projeté un déficit de 29,4 milliards $, mais ce montant incluait un fonds de prévoyance de 6 milliards $.

– Le déficit devrait rétrécir graduellement au cours des cinq prochaines années, pour atteindre 14,6 milliards $ en 2021-2022, sans inclure les sommes mises de côté dans un fonds de prévoyance. Il n’y a pas de projection pour l’équilibre du budget.

– En cinq ans, le gouvernement ajoutera un total de 31,8 milliards $ de plus à la dette publique par rapport à ce qui avait été prévu dans le dernier budget, en partie en raison d’une modification des attentes sur l’économie.

– Le fardeau de la dette — la taille de la dette fédérale relativement au produit intérieur brut — glissera lentement à 30,4 pour cent en 2021-2022, alors qu’il se situe à 31,8 pour cent en 2016-2017.

– Le gouvernement mettra sur pied une Banque de l’infrastructure du Canada, qui aura un budget total de 35 milliards $. De cette somme, 15 milliards $ seront puisés à même les fonds existants de 60 milliards $ destinés aux infrastructures. Du capital additionnel de 20 milliards $ sera mis à la disposition de la Banque de l’infrastructure du Canada aux fins d’investissement, sous la forme de capitaux propres ou de titres de créance. Ce montant n’aura ainsi aucune incidence budgétaire pour le gouvernement.

– Le gouvernement adoptera une stratégie en matière de compétences mondiales qui réduira les délais pour le traitement des permis de travail et des visas pour les travailleurs étrangers.

– Le gouvernement créera un nouvel organisme fédéral, Investir au Canada, pour attirer les investisseurs étrangers. Il assouplira également, en quelque sorte, les restrictions imposées pour l’investissement étranger, en révisant les règles sur la sécurité nationale et en rehaussant à 1 milliard $ le seuil d’examen en vertu de la Loi sur Investissement Canada à compter de 2017, soit deux ans plus tôt que prévu.

– Le Directeur parlementaire du budget ne rendra des comptes qu’au Parlement plutôt qu’à la Bibliothèque du Parlement.

– Le statisticien en chef se verra accorder davantage d’indépendance.

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