WINNIPEG — L’argent frais du gouvernement fédéral pour le logement des Premières Nations sera le bienvenu, mais ces nouveaux fonds ne régleront pas la pénurie titanesque qui perdure depuis au moins une génération, a indiqué mercredi un chef autochtone.

Kevin Hart, chef régional de l’Assemblée des Premières Nations (APN), estime que le problème ne sera pas réglé «de son vivant ou du vivant de ses enfants». M. Hart a fait ces commentaires en marge d’une conférence de l’APN sur le logement et les infrastructures à Winnipeg.

À Norway House, au Manitoba, 16 à 18 personnes s’entassent dans une maison à deux chambres, a-t-il rappelé. M. Hart se demande si cette situation serait jugée acceptable pour les non-autochtones vivant à Winnipeg ou Toronto.

Le gouvernement fédéral a promis 8,4 milliards $ sur cinq ans pour les infrastructures, l’éducation et les autres secteurs dans les communautés des Premières Nations. Au cours des deux prochaines années, la portion sur le logement devrait représenter plus du double des montants précédents, qui s’élevaient à 450 millions $.

Or, cette somme n’est qu’une fraction des montants nécessaires pour remédier à la situation. Selon des documents internes du gouvernement datés du mois de janvier 2015, le coût pour régler la crise du logement seulement au Manitoba était estimé à 2 milliards $.

La ministre des Affaires autochtones Carolyn Bennett a dit que le gouvernement savait qu’il restait encore beaucoup de chemin à faire.

«Nous savons que ce n’est que le début, et d’après ce que nous entendons d’un océan à l’autre, les gens sont heureux de ce début. Mais il y a de réels besoins là-bas et nous allons nous mettre au travail», a-t-elle dit à la conférence.

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