OTTAWA — Les conservateurs espèrent prendre Justin Trudeau à son propre piège sur les questions éthiques.

Les libéraux ont défait l’ancien gouvernement conservateur, notamment en promettant de diriger un gouvernement plus éthique.

Mais maintenant, le gouvernement Trudeau est accusé d’avoir violé sa propre directive selon laquelle les ministres devraient éviter toute apparence de conflit d’intérêts en donnant un accès préférentiel aux individus qui contribuent aux coffres du Parti libéral.

Les conservateurs prévoient profiter d’une journée de l’opposition, jeudi, pour débattre d’une motion appelant la Chambre des communes à donner le pouvoir à la commissaire à l’éthique d’appliquer la directive du premier ministre.

La motion, qui sera soumise à un vote plus tard ce mois-ci, vise clairement à embarrasser le premier ministre Trudeau — soit qu’il vote contre sa propre directive, soit qu’il l’appuie, mais en courant le risque de se faire réprimander par la commissaire Mary Dawson.

Mme Dawson a qualifié ces collectes de fonds avec les ministres de «peu reluisantes», mais elle a admis qu’elle n’avait pas l’autorité légale de mettre en oeuvre la directive de M. Trudeau.

Mercredi, la chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, a pressé le premier ministre de suivre ses propres règles.

«Il a été élu en disant qu’il allait hausser les standards éthiques. Il a amené ses propres directives éthiques pour lui et ses ministres et ils les violent. La question est donc: est-ce qu’il suivra ses propres règles?», a-t-elle tonné.

M.Trudeau a martelé que lui et ses ministres «suivaient absolument leurs propres règles et toutes les règles en place».

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