Archives Métro Isabelle Richer, Marie-Maude Denis et Alain Gravel

Radio-Canada a annoncé jeudi après-midi que les journalistes Alain Gravel, Marie-Maude Denis et Isabelle Richer ont été espionnés par la Sûreté du Québec (SQ) de novembre 2008 à octobre 2013. La SQ aurait confirmé cette information auprès de M. Gravel.

Pendant cette période, la SQ a eu accès au registre des appels entrants et sortants des journalistes. M. Gravel était à l’époque à la barre de l’émission Enquête. Mme Richer et Mme Denis sont toujours animatrices de l’émission. On ignore toujours les motifs pour cette surveillance.

Selon le journaliste de Radio-Canada, Sébastien Bovet, la vérification en question a débuté en 2013. C’est par la suite que la SQ a rétroactivement eu accès aux données des mobiles des journalistes.

En entrevue à RDI, M. Gravel a affirmé être «secoué» par les révélations. «Quand on regarde les dates, ça remonte au début de notre enquête sur le scandale dans l’industrie de la construction», s’est-il indigné. Enquête avaient entamé ses recherches sur ce scandale en novembre 2008.

Ces reportages avaient entre autres mené à la commission Charbonneau sur la collusion dans le monde de la construction.

«Le coeur me lève. Ça veut dire que, pendant toute cette période de travail, qu’on jugeait d’intérêt public, la police avait le nez dans nos téléphones, a laissé tomber le journaliste. C’est la police d’une société soi-disant démocratique qui avait le nez là-dedans.»

La nouvelle survient alors que le scandale de l’espionnage de journalistes par des forces policières au Québec prend de l’ampleur.

Détails à suivre.

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