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MONTRÉAL — Dans le cadre de sa recherche de nouveaux investisseurs, le quotidien Le Devoir désire apporter des changements à sa structure d’actionnariat.

Le journal indépendant a proposé vendredi de racheter les 691 500 actions de catégorie B détenues par la société SPEQ Le Devoir, qui possède une participation minoritaire dans le quotidien, ce qui entraînera la dissolution de cette société de placement.

Une circulaire de sollicitation a été envoyée aux actionnaires à cet effet en vue d’une assemblée extraordinaire prévue le 29 novembre.

Mise sur pied en 1993, cette structure visait à permettre à des investisseurs d’injecter de l’argent dans Le Devoir, qui traversait une période difficile à l’époque.

«La SPEQ Le Devoir a toujours une existence juridique, ce qui force Le Devoir à y consacrer des ressources humaines et financières de plus en plus onéreuses, écrit le directeur du journal, Brian Myles, dans la circulaire. Le Devoir assume les frais annuels de conformité et de préparation des états financiers de la SPEQ Le Devoir.»

Dans la circulaire, un évaluateur indépendant propose un montant de 110 000 $ pour le rachat des actions concernées.

Il n’y aura toutefois pas d’échange d’argent, puisque la société de placement doit 95 000 $ au quotidien et assumera des frais de transaction estimés à près de 15 000 $.

Au courant des intentions de la direction du quotidien quant à la recherche de nouveaux investisseurs, le syndicat de la rédaction s’est dit d’accord avec le rachat des actions.

«La SPEQ des employés va demeurer et nous allons continuer à avoir accès aux chiffres, a dit son président, Guillaume Bourgault-Côté. Il s’agit d’un élément important dans la relation de confiance avec l’employeur.»

En plein virage numérique, Le Devoir affirme que la «croissance anémique» des revenus publicitaires numériques n’est pas suffisante pour contrebalancer la baisse constante des recettes publicitaires du côté imprimé.

Le quotidien dit avoir dégagé des résultats négatifs pour neuf de ses 11 derniers trimestres, accumulant depuis le 1er janvier 2013 des pertes de 2,46 millions $.

«Nous devons investir dans le développement d’applications pour la tablette et le téléphone intelligent et dans la mise à jour de notre site internet, écrit M. Myles. Nous avons élaboré un plan stratégique qui prévoit une recapitalisation auprès de nouveaux investisseurs.»

Au troisième trimestre terminé le 24 septembre, la SPEQ Le Devoir a affiché une perte nette de 262 895 $, comparativement à une perte nette de 367 590 $ à la même période l’an dernier.

Principalement distribué au Québec, mais également dans les Maritimes ainsi qu’en Ontario, Le Devoir a un tirage de 39 200 exemplaires en semaine et de 57 000 copies pour son édition du samedi.

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