Adrian Wyld Adrian Wyld / La Presse Canadienne

OTTAWA — L’ambassadrice de l’Union européenne au Canada, Marie-Anne Coninsx, a affirmé que la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, avait pris la bonne décision le mois dernier en quittant les discussions en cours pour sauver l’accord de libre-échange transatlantique.

Mme Coninsx a salué les efforts de la ministre pour aider à surmonter l’opposition de la Wallonie, qui menaçait de faire dérailler la signature de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE).

Le premier ministre Justin Trudeau a fait une visite éclair à Bruxelles dimanche dernier pour signer l’accord après que les responsables européens eurent conclu une entente à la satisfaction des Wallons.

Mais le porte-parole conservateur Gerry Ritz avait critiqué Mme Freeland à la Chambre des communes après qu’elle eut fait une sortie émotionnelle remarquée du lieu des discussions avec la Wallonie et demandé si l’UE était véritablement en mesure de signer une entente majeure de libre-échange.

M. Ritz a déclaré que Mme Freeland avait fait une crise et avait besoin de la «supervision d’un adulte» en raison de son comportement — des propos qui ont suscité des accusations de sexisme, particulièrement sur les réseaux sociaux.

L’ambassadrice de l’Union européenne au Canada a plutôt fait valoir que tous les efforts de la ministre avaient été «extrêmement utiles» pour en arriver à une solution, et que sa sortie remarquée avait été une «réaction naturelle».

«Il est difficile de juger pour toute personne étrangère (aux discussions), qui ne se trouvait pas dans le feu de l’action», a souligné Mme Coninsx.

L’ambassadrice a rappelé que Mme Freeland avait discuté avec le président du Parlement européen, Martin Schulz, au lendemain de sa sortie remarquée, avant de quitter la Belgique.

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