OTTAWA — Le président de la principale organisation inuite au pays presse les dirigeants, autochtones et non autochtones, à protéger les enfants du fléau des agressions sexuelles et du suicide.

Natan Obed, qui a lui-même vécu des traumatismes familiaux, a fait valoir qu’aucun enfant ne méritait de se faire voler son innocence.

M. Obed, président de Inuit Tapiriit Kanatami, a confié que son propre père avait souffert d’alcoolisme après avoir été victime d’agressions physiques et sexuelles dans un pensionnat autochtone.

Des entrevues en profondeur avec des chercheurs, des leaders autochtones et des victimes menées par La Presse canadienne montrent que les agressions sexuelles sont largement répandues dans certaines communautés autochtones.

Dans l’enquête 2007-2008 sur la santé des Inuits menée au Nunavut, des proportions impressionnantes de 52 pour cent des femmes et de 22 pour cent des hommes ont dit avoir vécu plusieurs agressions sexuelles durant leur enfance.

La mairesse d’Iqaluit, Madeleine Redfern, a dit qu’il était difficile de trouver une femme autochtone qui n’a pas vécu une certaine forme d’agression, et que plusieurs craignaient encore de prendre la parole.

Mme Redfern a affirmé qu’elle souhaitait voir l’enjeu être abordé par les leaders autochtones et les politiciens de tous les ordres de gouvernement.

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