JONATHAN HAYWARD JONATHAN HAYWARD / La Presse Canadienne

OTTAWA — La possibilité de voir une femme accéder à la Maison-Blanche suscite intérêt et espoir chez des femmes politiques canadiennes.

Kim Campbell, seule femme à avoir été première ministre du Canada, croit que l’élection d’Hillary Clinton permettrait de démontrer une fois pour toutes que les femmes sont parfaitement capables d’occuper cette fonction.

Mme Campbell, qui a succédé pendant quatre mois au premier ministre démissionnaire Brian Mulroney jusqu’au scrutin suivant, en 1993, pense aussi que l’élection d’une femme à Washington encouragerait beaucoup de filles à viser haut.

La première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, pense quant à elle qu’une victoire de Mme Clinton permettrait de briser un «immense plafond de verre» et aurait une influence sur les jeunes femmes partout dans le monde.

Mme Wynne dit qu’elle croise souvent en Ontario des parents et des jeunes filles qui lui disent combien il est important d’avoir une première ministre comme modèle. Cet impact, selon elle, serait grandement amplifié par l’élection d’une femme aux États-Unis.

De son côté, la députée néo-démocrate fédérale Sheila Malcolmson pense qu’une victoire de Mme Clinton serait particulièrement importante pour les femmes compte tenu de la misogynie affichée selon elle par Donald Trump.

Par contre, Georganne Burke, ancienne employée du Parti conservateur, qui détient la double citoyenneté canadienne et américaine, estime qu’il est insultant pour les femmes d’attendre d’elles un appui automatique à Mme Clinton simplement parce qu’elle est une femme.

Lors du vote par anticipation, Mme Burke a d’ailleurs accordé son appui à M. Trump, parce qu’elle partage ses valeurs et son projet d’avenir pour les États-Unis. Compte tenu de son attitude avec les femmes dans sa famille, Mme Burke ne croit pas que le candidat républicain mérite sa réputation de misogyne.

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