Dean Bennett Dean Bennett / La Presse Canadienne

EDMONTON — Les deux seules femmes qui étaient candidates à la direction du Parti progressiste-conservateur de l’Alberta ont quitté la course mardi, l’une d’entre elles dénonçant des tactiques d’intimidation associées au style du républicain Donald Trump.

Sandra Jansen, membre de l’assemblée législative à Calgary, a dit avoir été harcelée et intimidée, et a accusé le candidat Jason Kenney de reproduire des «politiques au style de Trump» en Alberta.

Mme Jansen a soutenu avoir été harcelée au congrès du parti qui avait lieu le week-end dernier à Red Deer. Elle a du même souffle dit avoir été attaquée sur les réseaux sociaux.

La candidate a dit que des bénévoles d’un autre aspirant-chef s’en étaient prise à elle parce qu’elle avait défendu les droits reproductifs des femmes et les droits des enfants à avoir accès à une bonne éducation.

Le congrès du week-end dernier a été la goutte qui a fait déborder le vase, a soutenu Mme Jansen, ajoutant qu’il s’agissait de la première fois qu’elle faisait l’objet de harcèlement de la sorte en 30 ans au sein du Parti progressiste-conservateur.

L’ancienne ministre Donna Kennedy-Glans a aussi annoncé qu’elle se retirait de la course à la chefferie, mardi. Elle clame que la joute politique albertaine est source de polarisation et laisse peu de place pour que les voix centristes puissent se faire entendre.

Mme Jansen a par ailleurs invité les membres du parti à donner leur appui à des candidats qui s’opposent aux «politiques du style de Donald Trump venues d’Ottawa et transposées en Alberta».

Jason Kenney s’est pour sa part dit déçu de constater que les deux femmes s’étaient retirées de la course, évitant toutefois de commenter les raisons de leur départ.

La course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur de l’Alberta se joue désormais entre quatre candidats: Jason Kenney, Richard Starke, Stephen Khan et Byron Nelson.

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