CAMPBELLTON, N.-B. — Jean-Claude Savoie a été reconnu non coupable de négligence criminelle ayant causé la mort des deux garçons, tués par un python évadé de son vivarium.

Les onze jurés, qui avaient amorcé leurs délibérations mercredi après-midi, ont rapidement tranché que M. Savoie n’avait pas fait preuve d’un «mépris inconsidéré et insouciant» pour la sécurité de Connor Barthe, âgé de six ans, et son petit frère Noah, âgé de quatre ans, qui passaient la nuit chez lui, à Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

En août 2013, le serpent dont il avait la garde dans son animalerie s’était enfui par le conduit d’air de son vivarium et ensuite faufilé dans le système d’aération de l’édifice. L’imposant python avait abouti dans le séjour de l’appartement de l’accusé, au-dessus, puis avait étouffé les jeunes frères.

M. Savoie était un vieil ami de la mère des garçons; son fils de trois ans, lui aussi copain avec les victimes, dormait dans une autre pièce et il n’a pas été blessé par le serpent.

Au procès, on a appris que le serpent avait déjà tenté de s’enfuir par le conduit d’air, en haut du vivarium, mais qu’il y était resté coincé. La Couronne a plaidé que l’accusé aurait dû alors couvrir l’entrée du conduit pour empêcher le serpent de s’y introduire à nouveau.

Dans sa plaidoirie finale, mardi, la défense a soutenu que M. Savoie n’avait pas couvert le conduit parce qu’il ne croyait jamais que le serpent pourrait y passer complètement, vu sa taille.

La Couronne n’a donc pas réussi à convaincre le juré, hors de tout doute raisonnable, des trois éléments suivants:

— que M. Savoie, à titre de seul adulte dans le logement cette nuit-là, avait l’obligation de veiller au bien-être des enfants, et qu’il avait failli à cette tâche;

— que M. Savoie avait fait preuve d’un «mépris inconsidéré et insouciant pour la vie et la sécurité» des garçons;

— que son incapacité à «prendre les mesures raisonnablement appropriées pour protéger» les enfants avait contribué de façon importante à leur décès.

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