MONTRÉAL — Des entreprises québécoises bien connues rivaliseront avec des firmes étrangères pour décrocher les contrats du mégaprojet de train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) évalué à 5,5 milliards $.

CDPQ Infra, une filiale de l’investisseur institutionnel, a retenu cinq consortiums qui pourront soumissionner sur deux contrats majeurs — le premier pour l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction et l’autre pour la fourniture du matériel roulant, de systèmes et de services d’exploitation et de maintenance.

CDPQ Infra prévoit lancer ses appels de propositions dès la semaine prochaine et les consortiums qualifiés auront environ six mois pour déposer leur proposition.

En ce qui a trait à l’ingénierie et la construction, un consortium incluant SNC-Lavalin (TSX:SNC), Pomerleau et Aecon (TSX:ARE) affrontera celui formé par WSP Global (TSX:WSP), Construction Kewit, Parsons et Eurovia Québec Grands Projets.

Trois groupes convoitent la construction du matériel roulant.

Le consortium formé par Parson, Hundai Rotem et Thales Canada fera face à Bombardier Transport ainsi qu’au duo formé par Alstom Transport Canada et SNC-Lavalin.

Ansaldo, Hitachi, China Railway International et l’entreprise québécoise CAD Industries Ferroviaires se retrouvent quant à elles sur la liste des entreprises qui n’ont pas été en mesure de se qualifier.

CDPQ Infra a retenu les services de la firme ontarienne de consultants Knowles pour «surveiller» l’intégrité du processus d’analyse des dossiers soumis.

Le Réseau électrique métropolitain (REM) — dont la mise en service est prévue en 2020 — propose un circuit de train électrique de 67 kilomètres reliant tant la Rive-Sud que la Rive-Nord jusqu’à Deux-Montagnes en passant par Laval, de même que l’aéroport Trudeau et l’Ouest de l’île de Montréal jusqu’à Sainte-Anne-de-Bellevue.

La filiale de la CDPQ prévoit investir 3 milliards $ de ses propres fonds, le reste des 5,5 milliards $ devant provenir de Québec et d’Ottawa.

Les études d’achalandage ont par ailleurs été dévoilées et prévoient que le REM transportera annuellement 30,6 millions de passagers en 2021, soit 120 400 par jour.

En 2031, quelque 167 000 passagers devraient emprunter le REM à chaque jour, pour un total de 42,7 millions de passagers.

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