OTTAWA — Le plus important syndicat de fonctionnaires fédéraux demande au gouvernement de nommer un médiateur afin de dénouer l’impasse dans des négociations qui durent depuis plus de deux ans.

Les pourparlers ont repris au début de novembre, lorsque le Conseil du Trésor a déposé une offre pour régler la question la plus litigieuse: les congés de maladie. Et pour la première fois depuis des mois, Ottawa a aussi déposé une offre salariale formelle, soit une hausse de salaire totalisant 2,25 pour cent sur trois ans.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui représente environ 90 000 employés fédéraux, a indiqué jeudi que malgré des progrès réalisés depuis neuf jours, certains points majeurs demeurent en litige. Le syndicat a déjà reculé un peu sur ses demandes salariales, qui étaient à l’origine de plus de 9,0 pour cent sur trois ans, pour parler maintenant de 2,75 pour cent par année.

La présidente nationale de l’AFPC, Robyn Benson, affirme que le syndicat ne peut aller plus loin et demande l’intervention d’un médiateur. Elle rappelle que le gouvernement libéral de Justin Trudeau n’a toujours pas honoré sa promesse de respecter ses fonctionnaires et de rétablir l’intégrité des services publics.

Jusqu’à la reprise des négociations, le 1er novembre, le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, disait vouloir «moderniser» le régime des congés de maladie dans la fonction publique. Il s’en tenait pourtant au scénario élaboré par le précédent gouvernement conservateur, qui souhaitait éliminer la possibilité pour les fonctionnaires d’accumuler les congés de maladie inutilisés dans leur banque de 15 jours par année.

Pour la reprise des négociations, début novembre, le gouvernement Trudeau a proposé de créer un groupe de travail afin d’améliorer le «mieux-être de l’employé». En vertu de cette proposition, ce groupe de travail créerait des comités chargés d’examiner les questions de mieux-être, pour proposer ensuite des recommandations en vue des prochaines rondes de négociations.

Le syndicat réitère que ses membres souhaitent conserver le régime actuel et ne veulent surtout pas perdre leurs congés de maladie accumulés au fil des ans.

Il a été impossible d’obtenir les commentaires du ministre Brison, jeudi.

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